La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

Lady Isabelle De Blackwood
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

  • De l’intérieur vers l’extérieur

    Mes écrits sont pratiquement toujours des réflexions que je partage. Je pense tout haut ; comme le dit l’expression.

    Et ces moments où je me dévoile ne sont pas des demandes d’aide ou de conseils. Quand j’ouvre une brèche sur ma vie, ce n’est pas une requête : c’est une manière de laisser résonner quelque chose qui, autrement, resterait enfermé dans le noir.

    L’enfermement nuit, l’ouverture libère.

    J’écris presque toujours pour être entendue, car lorsqu’une expérience est nommée devant quelqu’un, elle cesse d’être entièrement solitaire. Elle se dépose quelque part dans un espace neutre et se transforme rapidement dans l’énergie. Aussi, je me dévoile pour en inspirer d’autres à le faire, à ne pas tout garder en dedans. Ya rien de pire pour entretenir le truc en question. Simplement, soyez conscients de ce que vous faites. Parler sans intention primaire ou sans conscience, c’est brasser la marmite.

    Ceux qui me lisent, mes amis(es) deviennent les témoins silencieux de ce qui traverse ma vie intérieure. Et cette présence, même si elle est discrète, change la signature énergétique de ce que je porte. D’ailleurs, tous le monde devrait le faire ! Ça fait du bien. C’est sain.

    Partager ce que vous êtes, c’est aussi une façon de dire : « Je m’aime, je me choisis. » Et c’est très libérateur.

    Encore merci de me lire !

    Lady Isabelle xx

  • Vivre dans le risque ou sans risque

    Je me souviendrai toujours de l’automne 1988 où mon chiro, un illustre personnage, m’avait dit : Isabelle, il va falloir que tu cesse de pratiquer l’équitation car tu as une lordose et une scoliose. Nous devrons nous voir 2 fois semaine durant les prochaines années… heu, vous voyez le topo ? Non.

    Je lui avais répondu assez promptement ; Vous savez, avec tous le respect que je vous dois, je préfère mourir sur un cheval que ne pas vivre du tout ! Ça avait clos le débat. Puis j’ai fais de l’équitation mon métier durant 24 ans ; un métier ou j’ai pris des risques constants et où j’ai fais face à mes peurs quasiment tous les jours, où j’ai pris des débarques historiques assez souvent merci. Aucune d’elles cependant ne m’a empêché de remonter à cheval, même quand j’ai boité durant des mois. Mon dos quant à lui, n’a jamais changé. Il est toujours croche. lol C’est comme ça que je suis faites.

    Je vais chez le chiro aux deux mois.

    On ne ramène pas droit un arbre qui a poussé croche, et en même temps, ça ne l’empèche pas de s’élever vers le ciel.

    Pour l’heure, j’ai une lombalgie qui me restreint beaucoup. Un stupide accident, qui arrive pour me passer un message. J’entends et je corrige. Je change ce que je peux changer, mais je ne vais pas me reposer toute ma vie. Non.

    Si je vous raconte ça aujourd’hui, c’est que plusieurs d’entre nous et moi la première, choisissons souvent de vivre sans prendre de risque. (Je pense que c’est pire en vieillissant)

    Nous faisons le choix de nous enfermer nous-mêmes dans des bulles hermétiques pour nous protéger du danger, pour ne pas avoir à affronter Dieu sait quoi.

    Mais le danger, existe t-il vraiment ou est-il seulement dans notre tête ?

    Vivre sans prendre de risques, c’est ne pas vivre du tout.

    Dès lors, on répond aux commandes de notre cerveau reptilien qui souhaite que tous les jours soient exactement les mêmes puisque c’est plus sécurisant ainsi. Mais quand les jours sont de plus en plus pareils, peu à peu c’est notre joie qui s’éteint.

    Qu’est la vie pour quelqu’un qui se croit en danger permanent ?

    Pas très jojo, j’en conviens.

    Alors, ne vous enfermez pas dans votre intérieur par peur.

    Ne vous enfermez même pas dans vos croyances quelles qu’elles soient. Confrontez-les quotidiennement. Lancez-vous des défis.

    Restez ouvert à l’expérience, à la nouveauté, à l’humanité.

    Mieux vaut vivre dans le risque que de ne pas vivre du tout.

    (Je parle pour moi avant tout)

    Lady Isabelle xx

  • Les forces de la nature

    La nature porte en elle une pureté que rien ne peut altérer (mis à part la main de l’homme). Les animaux sauvages par exemple, dans leur présence instinctive, nous rappellent ce que signifie être pleinement soi, et de vivre sans masque. Sans ego, et branchés directement à la source, les animaux ne jouent pas un personnage qu’on leur impose, ils incarnent leur essence dès le début. C’est pour cela que pour moi, les animaux et la nature même, deviennent des guides précieux dont les messages, pour celui qui sait observer, renseignent notre propre savoir‑être.

    L’aigle nous enseigne la vision grand angle. Savoir prendre de la hauteur pour retrouver la clarté d’esprit, et se détacher du bruit mental, des nouvelles à sensations qui mobilisent notre attention et nous détournent de nous-mêmes.

    L’ours nous montre la puissance tranquille, celle qui n’a pas besoin de s’imposer pour exister. Il nous explique que le repos et un sommeil doux et profond, permet de bien intégrer l’expérience.

    La tortue, elle, nous rappelle la sagesse d’avoir un rythme lent, de prendre le temps de réaliser ce qu’on fait en conscience, d’analyser ce qu’on pense, et d’observer les effets de la cause, de rester aligné sans se perdre.

    Le cerf incarne la noblesse du cœur, la sensibilité, la douceur qui n’enlève rien à la force. Son message nous éclaire sur la vulnérabilité de cette partie noble qu’on est appelé à protéger et à aimer.

    Quant au cheval, il nous guide vers la liberté intérieure, celle qui naît quand on cesse de lutter contre soi. Le cheval nous élève dans notre vibration, nous avisant qu’on peut vivre en harmonie dans une famille si chacun y met du sien.

    Bref, chacun de ces animaux porte une vérité que nous pouvons reconnaître et transposer dans nos vies. Leur comportement est une expression naturelle de qualités que nous avons simplement oubliées. Quand on observe un cheval courir, un cerf se tenir droit, une tortue avancer sans se presser, on se rappelle que la vie ne nous a jamais demandé d’être autre chose que nous-mêmes, de vivre selon notre nature véritable.

    Contempler la nature est rassurant. On voit qu’elle nous ramène à ce que nous sommes profondément, tout simplement.

    Lady Isabelle xx

  • Les pièges du New âge

    Si vous croyez que tout est réinitialisé depuis le début 2020, au point de vue de la spiritualité, détrompez-vous. Nous n’avons jamais été plus infiltrés que nous le sommes maintenant. Et spécialement au niveau de la spiritualité « new age » qui se place bien haut dans le plan astral, mais qui est tout de même dans l’astral ; donc, dans la matrice et dans la programmation.

    Le new âge, c’est la partie lumineuse de l’ombre. Les travailleurs de lumières sont peut-être des êtres fantastiques dans leur mission sur terre, ils sont quand même astralisés. Ils participent à la même pièce de théâtre matricielle que les mondi@listes, mais dans un rôle différent. Malheureusement, plus ils produisent de lumière dans ce plan précis, plus l’ombre ressort. C’est la logique même des choses dans le monde astral de la dualité. Tout s’équilibre.

    Dans ce plan, la lumière ne gagnera jamais, elle doit s’équilibrer un point c’est tout. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a autant d’horreur qui refont surface alors que tout cela était caché.

    Pour les adeptes du new âge, la géo ingenierie correspond aux messages de Gaia, qui est tanné de nous voir polluer la terre. Les nuages préfabriqués par des procédés appartenant à la secret défense sont les vaisseaux des pléadiens qui sont là pour nous dire que tout est ok. Les chemtrails, parfaites mesures élaborée par une gang de fous pour nous empoisonner l’existence sont l’expression d’un changement planétaire. En fait, les symptômes causés par l’épandages de produits chimiques font référence en tout point aux symptômes de l’ascension. Et, les canalisations de Joshua, de Maître St-Germain, des Siriens et tout le tra la la, elles disent toutes le même message : Ne pas s’inquiéter, tout va bien aller. « Trust the plan ». Pour quiconque a besoin d’entendre ces paroles, je dirais de vous en libérer au plus vite, et de revenir dans votre incarnation, les deux pieds sur terre, car ces informations proviennent encore une fois du monde astral.

    Attention, je n’ai rien contre, mais ce sont des béquilles, rien de plus.

    Dans cette optique, que seront les changements climatiques à venir (Tornades, inondations, réchauffement, annoncés par de nombreux personnes éveillés ? Probablement encore des expression de Dieu pour nous « punir » car tous le monde sait que nous avons un Dieu punisseur. Et nous aurons un aperçu de lui bientôt avec ce qui s’en vient dans le projet Blue Be@m.

    Bon. Si je vous parle de cela, c’est qu’à un moment donné, il faut sortir du rêve et cesser de sniffer de la poudre de perlin pin pin. Il n’y aura jamais personne qui viendra vous secourir de ce marasme. Les énergies ne viendront pas vous transformer si vous ne faites rien en vous-mêmes. Les gens veulent s’en sortir mais continuent de donner leur pouvoir à d’autres instances ; que ce soit des prophètes du haut astral ou un groupement 3D, ça ne changera rien. Ce ne sont que les effets d’une cause plus profonde.

    Tant que vous direz, moi je crois en ceci ou en cela, vous êtes dans la croyance, et par extension dans l’illusion. Le savoir de l’esprit est intrinsèque et instantané, et le « moi » qui le perçoit doit s’affranchir de tous les mensonges et de toutes les vérités véhiculés dans sa pensée, même infiltrée par l’astral. Cette soupe de pois chiche est celle qu’on nous sert depuis trop longtemps. Il est temps de l’envoyer valser, de faire le ménage là dedans !

    Mes amis(es), regardez-vous agir, entendez-vous penser.

    Que nourrissez-vous dans la matrice ? Que connaissez-vous de vous-mêmes ? Qu’est ce qui vous définit ? En quoi croyez-vous ? Abandonnez tout cela. Abandonnez les croyances et les programmations de l’âme qui vous maintiennent dans la culpabilité.

    Oui. Nous sommes appelés à développer une vision juste de la réalité. Et mieux vaut ne pas la polariser si vous n’êtes pas à même de l’observer sans y mettre de jugement. Donnez-vous la permission de vous en détacher. Retrouver le MOI RÉEL qui n’attend que votre signal pour intégrer votre corps, pour expérimenter vos sens à partir d’une conscience plus vaste.

    Le changement de fréquence se passe à travers vos corps, et sera initié par vous seul.

    Lady Isabelle xx

  • Nous sommes tous reliés

    Nous ne vivons jamais vraiment seuls, même lorsque nous sommes seuls à la maison. Chaque geste, chaque parole, chaque pensée que nous offrons au monde est traversée par ce que nous portons en nous. L’amour de soi n’est donc pas un luxe. C’est, en vérité, une responsabilité relationnelle.

    Comme les arbres dont les racines s’entremêlent sous la terre, nous sommes tous interreliés. Nous partageons la même terre, le même ciel étoilé, la même humanité. La célèbre parole : « Ce que tu fais à ton prochain, tu le fais à toi-même » peut sembler difficile à intégrer lorsqu’on pense aux gens vivant à l’autre bout du monde, et pourtant rien n’est plus vrai.

    Quand on se traite avec dureté, on finit par durcir son cœur. Quand on se juge, on passe son temps à juger les autres. Et, logiquement, quand on s’oublie, on reste dans l’attente inconsciente d’être nourri en retour.

    Personne ne peut tirer de leçons saines dans un espace intérieur malsain. On ne fait que perdre contact avec soi, avec sa vitalité, avec ce qui nous anime ; notre enfant intérieur.

    L’interrelation est partout : dans l’infiniment petit comme dans l’infiniment grand. À l’intérieur de nous, des milliards de cellules réagissent au stress quotidien qu’on leur impose lorsqu’on ne s’écoute pas. Dans la manière dont on se parle, dans ce qu’on vibre au‑delà du corps et de l’esprit, on manifeste constamment la vie… ou la non‑vie. Soit on empoisonne, on détruit, sans le savoir, en projetant nos démons sur les autres. Soit on nourrit, on embellit, on prend soin de ce qui vit, simplement pour protéger et faire grandir.

    Le plan de vie est finalement assez simple : équilibrer et harmoniser. Oui, nous sommes ici pour maintenir l’équilibre du vivant et harmoniser, en nous, tout ce qui est en déséquilibre.

    Aimer qui l’on est, c’est créer d’abord des bases solides pour aimer les autres… qui, soit dit en passant, ont tous le même plan de vie. Et lorsque cette compréhension universelle s’installe, quelque chose change. On lâche prise. Les liens deviennent plus simples, les échanges plus honnêtes, les choix plus alignés.

    L’interrelation est incontournable. Personne ne mangerait son orange si quelqu’un, quelque part dans le monde, ne l’avait pas cueillie.

    Lady Isabelle xx

  • Sortir de l’illusion

    Il est facile de croire que l’on aime tout le monde lorsque personne ne vient réellement toucher nos zones sensibles.

    Il est facile de penser avoir trouver la vérité lorsque rien ne vient bousculer nos repères.

    Et il est très facile de se persuader d’être guidé, éveillé, ou investi d’une mission sacrée lorsque toute notre réalité semble aller dans ce sens.

    Mais voilà : nous sommes les créateurs de notre expérience.

    Ce que nous croyons se manifeste. Ce que nous imaginons prend forme. Et ce que nous ne voyons pas en nous peut, lui aussi, créer à travers nous.

    Le pouvoir créateur des individus ne s’exprime pas seulement lorsque nous sommes conscients, alignés ou inspirés. Il agit aussi lorsque nous sommes absents, déconnectés, ou perdus dans une version de nous-mêmes que nous confondons avec notre être véritable.

    Dans ces moments-là, ce n’est plus la présence en maîtrise, mais l’ego, le personnage subtil, habile, presque indétectable qui commande.

    Depuis cet espace, il est possible de matérialiser une réalité lumineuse, mais entièrement construite par notre personnalité spirituelle. Une réalité si confortable qu’elle devient difficile à remettre en question.

    D’autant plus lorsque nous nous entourons de personnes qui valident nos perceptions, nos croyances, nos synchronicités, nos certitudes. C’est ainsi que naît l’enfermement spirituel : un enfermement invisible, vaste, délicat, bien plus subtil que celui de la matière.

    La seule manière d’en sortir est de laisser l’imprévu entrer.

    Accueillir ce qui dérange, ce qui surprend, ce qui déstabilise.

    Permettre à la vie de fissurer la bulle que nous avons construite pour nous révéler ce que nous ne voulions pas voir.

    Lorsque nous quittons notre zone de confort, le miroir de l’illusion se craquelle. La vérité, alors, peut enfin apparaître.

    Lady Isabelle

  • La transparence

    La transparence, au sens profond, commence toujours par soi. Être capable de se regarder sans filtres, sans prendre de raccourcis ou tourner autour du pot, c’est accepter de voir et de vivre sa vérité plutôt que ce qui nous rassure. La transparence intérieure n’est pas une mise à nu pour inciter à la haine, mais une manière de s’aimer et d’être honnête envers soi. D’ailleurs, reconnaître ses peurs, ses élans, ses contradictions et pouvoir les nommer à voix haute demande un certain courage. Sans cette clarté envers soi, on avance dans une vie empruntée, avec un voile opaque sur les yeux, persuadé d’être lucide alors qu’on navigue dans ses propres angles morts.

    Lorsque cette transparence se déploie dans la relation à l’autre, quelque chose de profondément humain se rétablit. On cesse de jouer un rôle, de performer ou de cacher ce qui pourrait déplaire. On utilise un langage qui traduit qui on est et le degré d’amour que l’on se porte. Évidemment, cela ne signifie pas de tout dire à n’importe qui, n’importe comment, mais d’être aligné, cohérent, intègre avec les personnes qui comptent. La transparence relationnelle devient alors un espace de maturité, où l’on peut être soi sans se perdre et accueillir l’autre sans le déformer.

    Ce qui nous empêche d’évoluer en conscience, ce n’est jamais le manque d’intelligence ou de volonté. Non. Ce sont ces deux mécanismes de défense, pourtant très humains : l’évitement et la projection. L’évitement nous pousse à détourner le regard de ce qui dérange, à contourner les émotions difficiles, à fuir les conversations qui nous mettraient face à nous-mêmes. La projection, elle, nous fait attribuer à l’autre ce que nous ne voulons pas reconnaître de nous-même. Tant que ces mécanismes dominent, la conscience stagne, car on ne rencontre jamais la réalité telle qu’elle est.

    Choisir la transparence, c’est accepter de voir ce qui est inconfortable pour apprendre à aimer. Car c’est cet amour de soi qui précède la transformation. Choisir la transparence, c’est renoncer aux mensonges et aux illusions qui protègent, mais nous enferment. On s’offre une relation plus juste à soi et aux autres lorsqu’on est transparent. Et même si ce n’est pas une exigence morale : c’est assurément un chemin de liberté intérieure vers une conscience plus vaste.

    Lady Isabelle xx

  • Quand la douleur déborde sur les autres

    « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » — Antoine de Saint‑Exupéry

    On a tous côtoyé ces personnes qui blessent, critiquent ou dénigrent les autres gratuitement, et on se demande souvent ce qui fait que tant de mal existe. Ces personnes ne sont pas fondamentalement mauvaises. Toutefois, dans la plupart des cas, elles portent en elles une douleur qu’elles ne savent pas nommer. Leur méchanceté devient alors une seconde nature, la seule en fait qu’elles ont acquise dans la jeune enfance.

    On dit que la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, et un enfant abusé porte malheureusement en lui l’abuseur. Qu’il soit présent sous une forme latente, en dormance ou sous une forme active, il est bien là. Vous savez, la méchanceté est directement proportionnelle à la souffrance. Peut-être que cela vous permettra de mieux comprendre que dans tous les cas, on parle de carences importantes ; d’un manque d’amour à priori, et d’intelligence. Et ces manques qu’elle projette sur les autres, représentent le reflet de ce qui les ronge à l’intérieur.

    Ces personnes qui font du mal ne réalisent même pas l’impact de leurs gestes. Elles répondent à une pulsion de possession, ou répètent simplement ce qu’elles ont connu : l’humiliation, la dévalorisation, la peur. Quand on grandit dans un environnement malsain où la tendresse se fait rare et où la violence est banalisée, on apprend à survivre plutôt qu’à aimer. Une fois adultes, ces personnes reproduisent ce qu’elles ont intégré. Elles attaquent avant d’être attaquées, elles jugent avant d’être jugées, elles blessent avant d’être blessées. C’est leur façon de garder le contrôle.

    Il faut comprendre aussi que la méchanceté n’est pas un choix : c’est un mécanisme de défense profondément enraciné. Derrière les paroles dures, il y a un cœur aussi sec qu’un raisin. Derrière les comportements toxiques, il y a une peur d’être vu tel qu’on est vraiment. Et derrière chaque attaque, il y a un enfant vulnérable qui cherche désespérément à ne pas être exposée. Cela ne rend pas leurs gestes plus acceptables, mais cela nous permet de voir l’être derrière le personnage, l’enfant blessé qui se protège derrière l’adulte agressif.

    À mon avis, il est essentiel de mettre une distance avec ces personnes, les aimer de loin quand ce sont des proches. Les comprendre ne veut pas dire qu’on les tolère. On peut reconnaître la souffrance de l’autre tout en refusant qu’elle prenne place dans nos vies. On apprend alors à se préserver, à mettre ses limites en se disant : « Je vois ta souffrance, mais je ne te laisserai pas la déverser sur moi. » C’est un acte de respect envers soi-même, un geste de lucidité.

    Et au fond, la seule manière de briser ce cycle, ce n’est pas de répondre à la violence par la violence, ni de se sacrifier au point de devenir victime. Non. C’est choisir de ne pas s’approprier ce qui ne nous appartient pas. Et parfois, la seule manière de préserver sa paix intérieure, c’est de laisser à l’autre la responsabilité de sa propre guérison.

    Lady Isabelle xx

  • Le débat se situe à l’intérieur

    On parle souvent des conflits comme s’ils étaient uniquement extérieurs : une situation qui bloque, une personne qui s’oppose, un imprévu qui dérange nos plans. Pourtant, une grande partie de nos tensions les plus profondes ne viennent pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. Elles naissent entre différentes parties de nous, chacune portant une intention, un besoin ou une peur différente.

    Dans une situation habituelle, lorsqu’un obstacle externe nous empêche d’atteindre un objectif, on focalise sur la solution. Donc, on cherche un autre chemin pour s’y rendre, une autre stratégie à mettre en place, un autre angle. Peu importe, notre attention demeure fixée vers le résultat, et on annule toute idée contraire qui pourrait nous détourner de notre but. Voilà !

    Lorsqu’un conflit se vit à l’interne, le paysage change complètement. Le débat ne se situe plus entre « moi et le monde », mais entre moi et moi. Deux petites voix qui se chamaillent dans notre tête, chacune défendant sa vision de ce qui est juste ou nécessaire.

    Les conflits internes peuvent se manifester à plusieurs niveaux :

    • Au niveau des comportements : Une partie veut se reposer devant la télé, l’autre veut aller courir. Deux besoins légitimes, deux directions opposées.
    • Au niveau des capacités : La créativité pousse vers l’exploration, la protection pousse vers la prudence. L’une veut ouvrir, l’autre veut fermer.
    • Au niveau des croyances et des valeurs : « Les technologies sont importantes » pour l’une, quand l’autre dit : « je ne suis pas capable d’apprendre ça ». Résultat : tension, découragement, auto‑sabotage.
    • Au niveau de l’identité : C’est souvent le terrain le plus sensible. Le côté parent veut être présent. Le côté professionnel veut performer. Les deux sont vrais. Les deux sont importants. Les deux tirent dans des directions différentes.

    C’est épuisant à la longue

    Un conflit interne n’est pas un simple désaccord. C’est une bataille énergétique. Chaque partie tire la couverte sur son bord, et nous nous retrouvons pris entre deux feux, figés, comme si aller dans un sens revenait à trahir l’autre.

    Ce n’est pas un signe de faiblesse ni un manque de volonté. C’est le signe qu’à l’intérieur, deux besoins légitimes, deux voix cherchent à être entendus.

    Dans l’approche humaniste et dans le Voice Dialogue notamment, les conflits intérieurs ne sont pas vus comme des bugs ou des erreurs. Chaque partie porte une intention positive : protéger, créer, avancer, ralentir, sécuriser, s’exprimer.

    Apprendre à reconnaître ces voix, à les écouter sans s’y identifier, à les mettre en relation plutôt qu’en opposition, transforme profondément notre manière de nous comprendre et de nous accompagner.

    Les conflits intérieurs sont des points de rencontre entre différentes dimensions de nous-mêmes. Les accueillir avec lucidité, curiosité et douceur ouvre la voie à une paix intérieure inédite, où chaque partie trouve enfin sa place.

    Lady Isabelle xx

  • La santé après 60 ans

    Après 60 ans, la santé devient moins une performance et davantage une relation intime avec soi-même. C’est l’art de s’écouter avec honnêteté et douceur. Le corps change de manière de s’exprimer : il parle plus clairement. Il demande plus de cohérence, de conscience et de respect. Le sommeil par exemple, réclame une attention nouvelle. La digestion préfère la simplicité aux plats élaborés. Les articulations veulent un mouvement sans brusquerie, alors que le cœur lui, s’épanouit davantage dans la constance.

    À cet âge, la santé cesse d’être un objectif à atteindre pour devenir un choix quotidien. Ce sont les gestes simples qui façonnent la vitalité : marcher un peu chaque jour, respirer plus consciemment, cultiver des relations nourrissantes, manger ce qui soutient réellement, protéger son sommeil, laisser circuler la joie. Le mental et l’émotionnel prennent une place tout aussi importante que le physique, car la longévité n’est pas qu’une affaire de biologie : elle repose sur le sens que l’on donne à sa vie, sur la capacité à s’émerveiller encore.

    Le stress devient un facteur déterminant et souvent vécu en « back ground ». Il devient chronique quand le système nerveux tolère moins l’accumulation. La lenteur, les pauses, les rituels et la cohérence deviennent donc de nouvelles formes d’hygiène essentielles. Le mouvement, lui, n’a plus besoin d’être forcé, il doit simplement être invité régulièrement.

    La prévention prend alors une couleur différente, car elle est motivée par la sagesse. On ne cherche pas à éviter la maladie, mais à protéger sa qualité de vie. Quand on s’observe avec les yeux du cœur, on ajuste ses habitudes tout en se donnant les moyens de rester bien dans tout son être, sans se sentir coupable. Et peu à peu, on découvre que la santé après 60 ans permet finalement une liberté nouvelle : celle de ralentir, de dire non, de se choisir dans ce qui nous fait du bien, de ne plus se prouver quoi que ce soit.

    La santé est un dialogue continu entre le corps, l’esprit et la vie elle-même.

    Lady Isabelle xx