Je me souviendrai toujours de l’automne 1988 où mon chiro, un illustre personnage, m’avait dit : Isabelle, il va falloir que tu cesse de pratiquer l’équitation car tu as une lordose et une scoliose. Nous devrons nous voir 2 fois semaine durant les prochaines années… heu, vous voyez le topo ? Non.
Je lui avais répondu assez promptement ; Vous savez, avec tous le respect que je vous dois, je préfère mourir sur un cheval que ne pas vivre du tout ! Ça avait clos le débat. Puis j’ai fais de l’équitation mon métier durant 24 ans ; un métier ou j’ai pris des risques constants et où j’ai fais face à mes peurs quasiment tous les jours, où j’ai pris des débarques historiques assez souvent merci. Aucune d’elles cependant ne m’a empêché de remonter à cheval, même quand j’ai boité durant des mois. Mon dos quant à lui, n’a jamais changé. Il est toujours croche. lol C’est comme ça que je suis faites.
Je vais chez le chiro aux deux mois.
On ne ramène pas droit un arbre qui a poussé croche, et en même temps, ça ne l’empèche pas de s’élever vers le ciel.
Pour l’heure, j’ai une lombalgie qui me restreint beaucoup. Un stupide accident, qui arrive pour me passer un message. J’entends et je corrige. Je change ce que je peux changer, mais je ne vais pas me reposer toute ma vie. Non.
Si je vous raconte ça aujourd’hui, c’est que plusieurs d’entre nous et moi la première, choisissons souvent de vivre sans prendre de risque. (Je pense que c’est pire en vieillissant)
Nous faisons le choix de nous enfermer nous-mêmes dans des bulles hermétiques pour nous protéger du danger, pour ne pas avoir à affronter Dieu sait quoi.
Mais le danger, existe t-il vraiment ou est-il seulement dans notre tête ?
Vivre sans prendre de risques, c’est ne pas vivre du tout.
Dès lors, on répond aux commandes de notre cerveau reptilien qui souhaite que tous les jours soient exactement les mêmes puisque c’est plus sécurisant ainsi. Mais quand les jours sont de plus en plus pareils, peu à peu c’est notre joie qui s’éteint.
Qu’est la vie pour quelqu’un qui se croit en danger permanent ?
Pas très jojo, j’en conviens.
Alors, ne vous enfermez pas dans votre intérieur par peur.
Ne vous enfermez même pas dans vos croyances quelles qu’elles soient. Confrontez-les quotidiennement. Lancez-vous des défis.
Restez ouvert à l’expérience, à la nouveauté, à l’humanité.
Mieux vaut vivre dans le risque que de ne pas vivre du tout.
(Je parle pour moi avant tout)
Lady Isabelle xx


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