Nous ne vivons jamais vraiment seuls, même lorsque nous sommes seuls à la maison. Chaque geste, chaque parole, chaque pensée que nous offrons au monde est traversée par ce que nous portons en nous. L’amour de soi n’est donc pas un luxe. C’est, en vérité, une responsabilité relationnelle.
Comme les arbres dont les racines s’entremêlent sous la terre, nous sommes tous interreliés. Nous partageons la même terre, le même ciel étoilé, la même humanité. La célèbre parole : « Ce que tu fais à ton prochain, tu le fais à toi-même » peut sembler difficile à intégrer lorsqu’on pense aux gens vivant à l’autre bout du monde, et pourtant rien n’est plus vrai.
Quand on se traite avec dureté, on finit par durcir son cœur. Quand on se juge, on passe son temps à juger les autres. Et, logiquement, quand on s’oublie, on reste dans l’attente inconsciente d’être nourri en retour.
Personne ne peut tirer de leçons saines dans un espace intérieur malsain. On ne fait que perdre contact avec soi, avec sa vitalité, avec ce qui nous anime ; notre enfant intérieur.
L’interrelation est partout : dans l’infiniment petit comme dans l’infiniment grand. À l’intérieur de nous, des milliards de cellules réagissent au stress quotidien qu’on leur impose lorsqu’on ne s’écoute pas. Dans la manière dont on se parle, dans ce qu’on vibre au‑delà du corps et de l’esprit, on manifeste constamment la vie… ou la non‑vie. Soit on empoisonne, on détruit, sans le savoir, en projetant nos démons sur les autres. Soit on nourrit, on embellit, on prend soin de ce qui vit, simplement pour protéger et faire grandir.
Le plan de vie est finalement assez simple : équilibrer et harmoniser. Oui, nous sommes ici pour maintenir l’équilibre du vivant et harmoniser, en nous, tout ce qui est en déséquilibre.
Aimer qui l’on est, c’est créer d’abord des bases solides pour aimer les autres… qui, soit dit en passant, ont tous le même plan de vie. Et lorsque cette compréhension universelle s’installe, quelque chose change. On lâche prise. Les liens deviennent plus simples, les échanges plus honnêtes, les choix plus alignés.
L’interrelation est incontournable. Personne ne mangerait son orange si quelqu’un, quelque part dans le monde, ne l’avait pas cueillie.
Lady Isabelle xx


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