La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

Lady Isabelle De Blackwood
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

La transparence

La transparence, au sens profond, commence toujours par soi. Être capable de se regarder sans filtres, sans prendre de raccourcis ou tourner autour du pot, c’est accepter de voir et de vivre sa vérité plutôt que ce qui nous rassure. La transparence intérieure n’est pas une mise à nu pour inciter à la haine, mais une manière de s’aimer et d’être honnête envers soi. D’ailleurs, reconnaître ses peurs, ses élans, ses contradictions et pouvoir les nommer à voix haute demande un certain courage. Sans cette clarté envers soi, on avance dans une vie empruntée, avec un voile opaque sur les yeux, persuadé d’être lucide alors qu’on navigue dans ses propres angles morts.

Lorsque cette transparence se déploie dans la relation à l’autre, quelque chose de profondément humain se rétablit. On cesse de jouer un rôle, de performer ou de cacher ce qui pourrait déplaire. On utilise un langage qui traduit qui on est et le degré d’amour que l’on se porte. Évidemment, cela ne signifie pas de tout dire à n’importe qui, n’importe comment, mais d’être aligné, cohérent, intègre avec les personnes qui comptent. La transparence relationnelle devient alors un espace de maturité, où l’on peut être soi sans se perdre et accueillir l’autre sans le déformer.

Ce qui nous empêche d’évoluer en conscience, ce n’est jamais le manque d’intelligence ou de volonté. Non. Ce sont ces deux mécanismes de défense, pourtant très humains : l’évitement et la projection. L’évitement nous pousse à détourner le regard de ce qui dérange, à contourner les émotions difficiles, à fuir les conversations qui nous mettraient face à nous-mêmes. La projection, elle, nous fait attribuer à l’autre ce que nous ne voulons pas reconnaître de nous-même. Tant que ces mécanismes dominent, la conscience stagne, car on ne rencontre jamais la réalité telle qu’elle est.

Choisir la transparence, c’est accepter de voir ce qui est inconfortable pour apprendre à aimer. Car c’est cet amour de soi qui précède la transformation. Choisir la transparence, c’est renoncer aux mensonges et aux illusions qui protègent, mais nous enferment. On s’offre une relation plus juste à soi et aux autres lorsqu’on est transparent. Et même si ce n’est pas une exigence morale : c’est assurément un chemin de liberté intérieure vers une conscience plus vaste.

Lady Isabelle xx

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Une réponse à « La transparence »

  1. Avatar de
    Anonyme

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