Il est facile de croire que l’on aime tout le monde lorsque personne ne vient réellement toucher nos zones sensibles.
Il est facile de penser avoir trouver la vérité lorsque rien ne vient bousculer nos repères.
Et il est très facile de se persuader d’être guidé, éveillé, ou investi d’une mission sacrée lorsque toute notre réalité semble aller dans ce sens.
Mais voilà : nous sommes les créateurs de notre expérience.
Ce que nous croyons se manifeste. Ce que nous imaginons prend forme. Et ce que nous ne voyons pas en nous peut, lui aussi, créer à travers nous.
Le pouvoir créateur des individus ne s’exprime pas seulement lorsque nous sommes conscients, alignés ou inspirés. Il agit aussi lorsque nous sommes absents, déconnectés, ou perdus dans une version de nous-mêmes que nous confondons avec notre être véritable.
Dans ces moments-là, ce n’est plus la présence en maîtrise, mais l’ego, le personnage subtil, habile, presque indétectable qui commande.
Depuis cet espace, il est possible de matérialiser une réalité lumineuse, mais entièrement construite par notre personnalité spirituelle. Une réalité si confortable qu’elle devient difficile à remettre en question.
D’autant plus lorsque nous nous entourons de personnes qui valident nos perceptions, nos croyances, nos synchronicités, nos certitudes. C’est ainsi que naît l’enfermement spirituel : un enfermement invisible, vaste, délicat, bien plus subtil que celui de la matière.
La seule manière d’en sortir est de laisser l’imprévu entrer.
Accueillir ce qui dérange, ce qui surprend, ce qui déstabilise.
Permettre à la vie de fissurer la bulle que nous avons construite pour nous révéler ce que nous ne voulions pas voir.
Lorsque nous quittons notre zone de confort, le miroir de l’illusion se craquelle. La vérité, alors, peut enfin apparaître.
Lady Isabelle


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