La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

Lady Isabelle De Blackwood
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

  • (…) Le parcours d’un champion est jalonné de réussites et d’échecs, de défaites et de victoires. Et ce qui fait précisément la différence entre un champion et les autres, ça n’est pas son aptitude à gagner, mais cette capacité exceptionnelle et hors du commun de résister à la fois à l’échec et à la réussite, d’être capable de surmonter la frustration, les regrets et le découragement liés à la défaite tout en évitant le relâchement, l’euphorie et l’autosatisfaction liés à la victoire.


    Lorsqu’on prête un oreille attentive aux paroles des champions, on se rend compte qu’il y a chez ces sportifs qui gagnent plus souvent que chez les autres, un rapport au résultat fait de détachement et d’acceptation. Et en même temps, une volonté farouche de s’engager à 100% dans l’action, à avancer, quoi qu’il arrive, quels que soit les obstacles.

    Le secret de leur efficacité pourrait bien résider dans cette faculté à se concentrer sur l’action plutôt que sur le résultat, à se fixer sur ce qu’on peut contrôler et qui dépend de soi. Bien sûr, tout le monde veut gagner, tout le monde veut avoir des résultats. Si l’on admet en toute logique que les résultats dépendent des actions entreprises, alors il est juste de dire que plus un individu se concentre sur les actions à mener et plus il accroît ses chances d’obtenir des résultats. En mettant ainsi le résultat en arrière plan, il peut aborder défaite et victoire d’un esprit égal sans dévier de sa trajectoire. À l’inverse, plus il focalise sur le résultat, plus il se crispe sur l’enjeu, plus il perd de vue les actions à entreprendre et plus ses chances d’obtenir des résultats s’amenuisent. Car, en se trompant d’objectif, il génère sans s’en rendre compte une pression limitante. Dès lors, défaite et victoire exercent sur lui une emprise dont il n’a pas idée. C’est là le paradoxe du résultat; plus je veux le résultat, moins je l’obtient et plus je lâche prise sur le résultat, plus j’ai prise sur lui. La plupart des champion d’exeption l’ont compris et c’est cette attitude vis à vis du résultat qu’il paraît intéressant de modéliser chez eux.

    « Le jeu prime sur l’enjeu ».

    Néanmoins, quand on voit de plus en plus de couronnes et de médailles entachées de suspicion, on peut se demander à juste titre si le monde sportif n’est pas en train de créer des antimodèles qui utilisent des moyens non-écologiques tels que le dopage et la corruption pour parvenir à leur fins. Les enjeux sont-ils en train de tuer le sport, de vider le champion de son aura et de priver les jeunes générations de modèles éthiques pour grandir et avancer sur le chemin de la vie? Quand on recherche le long terme, les modèles sont à choisir avec discernement et il convient alors de gratter derrière l’image du magazine ou de l’écran de télévision.

    Source : Antoni Girod.
  • La maladie, et si c'était…

    La relation vivante entre notre corps et notre esprit circule à tous les niveaux de communication, qu’ils soient conscients ou inconscients. Elle relie la matière physique à nos émotions et tisse un ensemble cohérent, indissociable.

    Il existe un véritable langage du corps que nous avons du mal à comprendre. Une intelligence naturelle et complexe qui s’exprime bien avant les mots. Elle se manifeste par des tensions, des élans, des fermetures, des variations de souffle, de posture ou de rythme. Chaque sensation, chaque contraction ou relâchement, chaque mouvement spontané est une information. Cette forme d’intelligence traduit ce que nous vivons, parfois même avant que nous en ayons conscience.

    S’engager consciemment dans un processus de guérison demande d’apprendre à déchiffrer ce langage et à observer les systèmes corps‑esprit. Nous devons les examiner sous l’angle de leur clarté, et interroger leur fréquent double sens, parfois déroutant.

    La maladie fait partie de la vie. Elle n’est ni bonne ni mauvaise : elle est. Elle s’installe sans demander notre avis, et nous oblige à nous en préoccuper. Elle nous invite à reconnaître que la partie souffrante en nous réclame notre attention, puis éventuellement, une nouvelle dynamique. Elle appelle toujours à un changement de notre part.

    Elle nous montre qu’un aspect de notre existence a été oublié, négligé ou maltraité, et qu’il demande réparation, attention et considération. La maladie devient alors un temps d’introspection, un seuil, un point de départ possible vers une transformation plus profonde.

    Lady Isabelle xx

     

  • Le grand ménage du cœur

     

    D’un point de vue psychique, le véritable nettoyage consiste à libérer l’espace encombré par les résidus du passé. Ce sont ces situations et ces événements qui, tels des obstacles, obstruent notre horizon et nous empêchent de percevoir la lumière naturelle inhérente à notre existence.

    En ce moment, j’ai choisi d’entreprendre un grand ménage de fond.

    Je parcours les différentes périodes de ma vie pour identifier ce qui parasite encore mon cœur. Mon intention est claire : ne conserver que la beauté des souvenirs et transmuter le passé. Cela demande de regarder en face celle que j’étais à l’époque, avec la responsabilité de mon parcours, mais aussi avec une infinie reconnaissance. Je réalise aujourd’hui que j’ai toujours fait de mon mieux avec les outils dont je disposais alors. J’accueille Isabelle telle qu’elle a été, sans jugement et avec son histoire.

    Nous portons souvent en nous des mécanismes de défense érigés sur des expériences anciennes. Leur but est de nous protéger contre la souffrance. Ces schémas de pensée puissants nous emmènent là où nous n’avons plus envie d’aller, nous rappelant qu’il y a encore des émotions douloureuses qui subsistent, des croyances qui nous limitent dans notre façon de percevoir la vie. Aujourd’hui, je refuse de continuer à valider ces conclusions trop rigides qui généralisent et étouffent mes besoins profonds.

    Pour moi, ce processus est un acte d’amour et de pardon envers soi-même. Il s’agit de revisiter ces expériences difficiles à la lumière de celle que je suis devenue à cause d’elles ; de replacer en perspective la vulnérabilité, alors que j’étais en survie, et le manque d’accompagnement, tout en ayant conscience que mes attentes à l’époque n’étaient pas réalistes. Quand on se fie aux autres pour nous aider dans la vie, on doit le faire en conscience, en sachant que ces autres ont leur propre bagage et que la manière dont l’aide sera livrée peut ne pas être celle à laquelle on s’attendait. Mon histoire personnelle, je souhaite l’intégrer, reprendre mon énergie personnelle au lieu de la laisser moisir dans le ressentiment du passé. Quant au transgénérationnel, je prévois de faire la tournée de mes ancêtres pour cesser de subir et m’en libérer complètement.

    L’objectif est de tourner la page une bonne fois pour toutes.

    En libérant cette charge émotionnelle qui traîne depuis trop longtemps, je récupère un espace intérieur. Ce n’est plus une force gaspillée à maintenir des barrières, mais une vitalité retrouvée, enfin disponible pour l’épanouissement.

    Lady Isabelle
  • Les émotions; point de rencontre Corps-Esprit

    Du latin emovere, qui signifie « se mettre en mouvement », les émotions sont la résultante d’une situation concrète à laquelle nous répondons par diverses manifestations.

    À priori, elles se traduisent par une expérience ressentie au niveau du corps, par les pensées qui accompagnent cette expérience, ainsi que par une expression réactionnelle impulsive qui cherche à donner une réponse.

    Chaque émotion est issue de notre histoire personnelle et de la façon dont nous classons l’expérience. Elle n’est ni bonne, ni mauvaise. Elle est. Simplement.

    Les émotions ne sont pas le problème en soi. C’est la conscience que nous développons autour d’elles, additionnée des croyances qui les accompagnent, qui nous fait ressentir, à différents degrés d’intensité, une sensation agréable, neutre ou désagréable.

    Comment aider nos émotions à devenir plus conscientes ?

    Voici quelques pistes pour les reconnaître, les accueillir et les accompagner :

    • Observer sans juger : Prendre le temps de nommer ce qui est là, sans chercher à le modifier.
    • Accueillir la sensation corporelle : Où est‑ce que ça se passe dans mon corps? Quelle est sa forme, sa température, son mouvement?
    • Identifier les pensées associées : Qu’est‑ce que je me raconte à propos de cette émotion?
    • Faire de la place : Respirer, ralentir, laisser l’émotion circuler sans la retenir ni la fuir.
    • Devenir témoin : Se positionner comme observateur bienveillant, sans fusionner avec l’émotion ni s’y identifier entièrement.

    Les émotions sont des messagères. Plus nous les écoutons avec présence, plus elles nous révèlent ce qui demande à être vu, compris, transformé.

    Lady Isabelle xx