La relation vivante entre notre corps et notre esprit circule à tous les niveaux de communication, qu’ils soient conscients ou inconscients. Elle relie la matière physique à nos émotions et tisse un ensemble cohérent, indissociable.
Il existe un véritable langage du corps que nous avons du mal à comprendre. Une intelligence naturelle et complexe qui s’exprime bien avant les mots. Elle se manifeste par des tensions, des élans, des fermetures, des variations de souffle, de posture ou de rythme. Chaque sensation, chaque contraction ou relâchement, chaque mouvement spontané est une information. Cette forme d’intelligence traduit ce que nous vivons, parfois même avant que nous en ayons conscience.
S’engager consciemment dans un processus de guérison demande d’apprendre à déchiffrer ce langage et à observer les systèmes corps‑esprit. Nous devons les examiner sous l’angle de leur clarté, et interroger leur fréquent double sens, parfois déroutant.
La maladie fait partie de la vie. Elle n’est ni bonne ni mauvaise : elle est. Elle s’installe sans demander notre avis, et nous oblige à nous en préoccuper. Elle nous invite à reconnaître que la partie souffrante en nous réclame notre attention, puis éventuellement, une nouvelle dynamique. Elle appelle toujours à un changement de notre part.
Elle nous montre qu’un aspect de notre existence a été oublié, négligé ou maltraité, et qu’il demande réparation, attention et considération. La maladie devient alors un temps d’introspection, un seuil, un point de départ possible vers une transformation plus profonde.
Lady Isabelle xx


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