La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

Lady Isabelle
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

Quand la douleur déborde sur les autres

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » — Antoine de Saint‑Exupéry

On a tous côtoyé ces personnes qui blessent, critiquent ou dénigrent les autres gratuitement, et on se demande souvent ce qui fait que tant de mal existe. Ces personnes ne sont pas fondamentalement mauvaises. Toutefois, dans la plupart des cas, elles portent en elles une douleur qu’elles ne savent pas nommer. Leur méchanceté devient alors une seconde nature, la seule en fait qu’elles ont acquise dans la jeune enfance.

On dit que la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, et un enfant abusé porte malheureusement en lui l’abuseur. Qu’il soit présent sous une forme latente, en dormance ou sous une forme active, il est bien là. Vous savez, la méchanceté est directement proportionnelle à la souffrance. Peut-être que cela vous permettra de mieux comprendre que dans tous les cas, on parle de carences importantes ; d’un manque d’amour à priori, et d’intelligence. Et ces manques qu’elles projettent sur les autres représentent le reflet de ce qui les ronge à l’intérieur.

Ces personnes qui font du mal ne réalisent même pas l’impact de leurs gestes. Elles répondent à une pulsion de possession, ou répètent simplement ce qu’elles ont connu : l’humiliation, la dévalorisation, la peur. Quand on grandit dans un environnement malsain où la tendresse se fait rare et où la violence est banalisée, on apprend à survivre plutôt qu’à aimer. Une fois adultes, ces personnes reproduisent ce qu’elles ont intégré. Elles attaquent avant d’être attaquées, elles jugent avant d’être jugées, elles blessent avant d’être blessées. C’est leur façon de garder le contrôle.

Il faut comprendre aussi que la méchanceté n’est pas un choix : c’est un mécanisme de défense profondément enraciné. Derrière les paroles dures, il y a un cœur aussi sec qu’un raisin. Derrière les comportements toxiques, il y a une peur d’être vu tel qu’on est vraiment. Et derrière chaque attaque, il y a un enfant vulnérable qui cherche désespérément à ne pas être exposée. Cela ne rend pas leurs gestes plus acceptables, mais cela nous permet de voir l’être derrière le personnage, l’enfant blessé qui se protège derrière l’adulte agressif.

À mon avis, il est essentiel de mettre une distance avec ces personnes, les aimer de loin quand ce sont des proches. Les comprendre ne veut pas dire qu’on les tolère. On peut reconnaître la souffrance de l’autre tout en refusant qu’elle prenne place dans nos vies. On apprend alors à se préserver, à mettre ses limites en se disant : « Je vois ta souffrance, mais je ne te laisserai pas la déverser sur moi. » C’est un acte de respect envers soi-même, un geste de lucidité.

Et au fond, la seule manière de briser ce cycle, ce n’est pas de répondre à la violence par la violence, ni de se sacrifier au point de devenir victime. Non. C’est choisir de ne pas s’approprier ce qui ne nous appartient pas. Et parfois, la seule manière de préserver sa paix intérieure, c’est de laisser à l’autre la responsabilité de sa propre guérison.

Lady Isabelle xx

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Une réponse à « Quand la douleur déborde sur les autres »

  1. Avatar de
    Anonyme

    Tellement vrai mais tellement difficile ….

    Merci

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