La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

Lady Isabelle De Blackwood
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

Je me suis interrogée sur la posture de l’observateur dans le processus d’élévation de conscience. Quelque chose clochait dans la façon dont je me la représentais.

Visualisez la scène : tous les moutons sont dans l’enclos, les noirs comme les blancs. Au centre, on a placé délibérément le leurre d’un faux loup. Tous réagissent, d’une manière ou d’une autre, à la supercherie.

Si je me place à l’extérieur de l’enclos, dans la position du témoin neutre, la mascarade saute aux yeux. Je vois que le troupeau, sans distinction, répond de façon mécanique et hystérique au rôle qu’on lui fait jouer. Dès lors qu’on tient le rôle de maître ou de gardien de la bergerie, on peut leur faire exécuter n’importe quoi.

Observer les événements permet indéniablement de se couper de la charge émotionnelle et vibratoire qu’ils génèrent. Ce que l’on contemple n’a pas de polarité intrinsèque ; y réagir nous replonge instantanément à l’intérieur. Teinter l’expérience d’une charge astrale (en noir ou blanc) revient à réintégrer l’enclos sans délai.

Pourtant, cette posture de retrait a ses limites. Si elle aide à démasquer nos attachements, à aiguiser notre lucidité et à immuniser l’intention contre les forces d’influence, elle ne saurait être une fin en soi. À quoi bon rester perché sur la clôture ad vitam æternam pour regarder un troupeau s’agiter en boucle ? Ce spectacle n’a plus rien à nous apprendre. La répétition stérile cesse de nourrir la conscience.

C’est précisément ici qu’intervient le Fou du Tarot.

Arrivé au terme de son cycle sur cette fréquence, il a intégré les rouages de sa conscience et se tient prêt pour le saut suivant. Alors, pleinement souverain de son royaume intérieur, il tourne le dos à l’enclos sans un regard en arrière, libre de partir explorer les nouveaux mondes qui l’appellent.

Lady Isabelle

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