La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

I. De Blackwood (Lady Isabelle)
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.


  • L’Halloween est une journée de mystère aujourd’hui. Les tout petits (et les plus grands) s’affairent à se déguiser et jouer des rôles pour s’amuser.

    Jouer un rôle mes amis(es) est une façon de vivre qui est inhérente à l’être humain. Jouer un rôle ne veut pas nécessairement dire que d’emblée nous ne sommes plus nous-mêmes. Non, pas du tout. Par exemple, lorsque nous sommes dans le rôle du parent envers nos enfants, ou encore celui de l’enfant envers nos propres parents, nous concluons une sorte de mandat. Le rôle de l’enseignant face à l’apprenant, ou celui de l’apprenti vis-à-vis du maître nous placent toujours dans une optique de rapport à l’autre.

    Il ne faut pas trop prendre ces rôles au sérieux, ni les habiller trop longtemps. Comme un déguisement d’halloween, nous pouvons mettre le costume de Superman pour sauver la terre dans un instant de panique, mais enlevons-le tout de suite après au risque de s’épuiser à personnifier le sauveur !!

    Demeurons flexibles dans nos choix de rôles… comme quelqu’un qui devant son garde-robe, regarde quel costume il va porter aujourd’hui.

    Bon Lundi mes amis(es) et joyeux Halloween xx
  • LE BESOIN DE RECONNAISSANCE DANS L’ACCOMPAGNEMENT


    Nous avons tous ce besoin de reconnaissance (d’être reconnu dans sa vraie nature) et c’est le plus beau cadeau qu’un(e) accompagnant(e) puisse offrir à la personne qu’il/elle accompagne.



    Le besoin de reconnaissance de l’âme est quasiment inexistant tout au long de la vie humaine. On est reconnu certes dans nos actions, dans nos comportements mais nous vivons nous-même dans le déni de notre propre vulnérabilité, de notre vraie beauté. Alors qu’elle prend toute la place lorsqu’on côtoie la fin de vie, on se retrouve devant une partie du soi que l’on ne connaît pas du tout… et qu’on doit néanmoins accueillir et aimer.

    Être reconnu, dans la compassion et dans l’amour inconditionnel est à la base même de la vie. Être reconnu pour ce que l’on est ni plus ni moins, sans avoir à prouver qui on est, sans avoir à répondre a des attentes quelle quelles soient, est un besoin intrinsèque à chaque être vivant. N’hésitons donc jamais à reconnaître l’autre dans sa réalité subjective, son monde, sa façon de penser, ou de voir la vie… et voyons la partie parfaite de cette personne, voyons sa beauté profonde et les épreuves qu’elle a du traverser pour en arriver là.


    Beau jour dans la paix de l’esprit xx

  • Quelqu’un me demande : Comment fait-on pour mettre de côté ce que nous sommes quand on sait que certaines blessures que nous portons sont inconscientes ?

    Oui, tous le monde a des manques, tous le monde a été blessé un jour, mais ce n’est pas tous le monde qui chemine dans la guérison pour comprendre et dépasser ses blessures intérieures. Quand on a travaillé sur soi-même, on se rend compte plus facilement du chemin parcouru. On conscientise qu’on ne porte plus certaines blessures quand elles ne viennent plus nous mettre en réaction. Notre ressentis interne est alors neutre…. et ce calme intérieur en dit long.

    Lorsqu’on est en réaction, il est bien naturel de penser ne pas être en mesure de bien accompagner quelqu’un d’autre. De un, parce que nous-mêmes sommes trop ébranlés pour avoir une bonne analyse de ce qui se passe vraiment, et de deux, parce que la place que prend notre propre inconfort domine sur l’inconfort de l’autre qui est en position de vulnérabilité.

    Nous avons donc cette responsabilité de nous aider nous-mêmes avant d’aider les autres, de nous accompagner nous-mêmes avant d’accompagner les autres et de nous accueillir, de nous aimer etc… Dès lors, quand toutes ces grandes blessures ne font plus échos en soi, il devient plus aisé de se vider de soi-même pour accompagner une autre personne. Voilà toute la portée que prend le don de soi dans une optique d’accompagnement.

    Bonne journée à tous xx


  • On croit à tort qu’il nous faut développer des compétences et des talents pour mieux vivre alors qu’en vérité, c’est l’inverse. Avoir plus et être plus ne fait qu’alourdir notre quotidien. Pour être heureux, on se libère, on s’allège, on simplifie, on enlève, on nettoie, on vide, on purifie jusqu’à ce que nous retrouvions notre essence profonde… cet espace où nous sommes tout déjà.

    Bon vendredi mes amis(es) xx



  • Quels sont les comportements à développer en accompagnement fin de vie ?

    Oui quels sont-ils ? Il n’y en a aucun.
    Les comportements à développer sont conséquents de ce qu’on s’attend à recevoir d’une personne qui accompagne. Mais, entre vous et moi, lorsqu’on est devant une personne en fin de vie, dans un contexte où tous les masques tombent, où la personne même est dans tant de vulnérabilité qu’elle ressent vraiment tout de ce que l’autre dégage au travers sa seule présence, à quoi sert de développer des comportements factices.
    La vraie façon d’aborder le don de soi dans une optique d’accompagnement véritable, est de s’être vidé de soi-même.

    Qu’est ce que ça veut dire ?
    Ça veut dire qu’à tous les niveaux de notre être, on se soit offert cet amour dans un cheminement axé à la compréhension des blessures et au dépassement. En d’autres mots, il faut avoir fait le ménage en soi-même pour ne pas arrivé auprès d’une personne malade avec tout nos bagages à la main.
    Essayer de se composer un comportement ou une façade sera toujours perçu par la personne malade ou en fin de vie. Je ne dis pas que cette personne mettra d’emblée le doigt sur le bobo, mais elle ressentira un profond inconfort… un inconfort assez important pour lui empêcher d’être et d’occuper la place qu’on tente justement de lui offrir.

    Isabelle Pitre, présidente du Réseau des accompagnants en fin de vie
  • Un petit cadeau que je me suis fait 
    à l’occasion de mon 55ème anniversaire
  • LE RECUEILLEMENT
    Quel joli mot.
    Se recueillir est un peu une forme de prière, de rituel… un temps que l’on s’offre à soi pour entrer en communication avec notre essence profonde ; ce qui vit en soi.

    Dans le recueillement, on peut envoyer des pensées bonnes et de l’amour au gens qu’on aime comme à ceux qui sont dans le besoin. On peut aussi faire des demandes pour soi-même, pour améliorer certains aspects de nos vies par exemple. Bref, tout est permis dans ces moments là tant est-il que ce soit fait avec tout notre coeur.
    Mes amis (es), prenez ce temps pour vous rencontrer aujourd’hui dans le recueillement. On en revient toujours avec une énergie multipliée de cette bonté qui nous habite.

    Bonne journée xx

  • L’étroitesse d’esprit est plus désolante que la pauvreté intellectuelle.


    C’est la prison de gens qui se croient mieux nantis, mais où l’orgueil et l’égo dominent tels des détraqueurs de rêves.  Pour eux, la beauté naturelle n’existe plus car ils ont le pouvoir de la contrôler.


    Ceux qui progressent dans un chemin d’artifices ne savent pas que l’endroit où leur pied se pose est incertain. Le canevas sur lequel se dessine la vie ne répond pas aux lois humaines. Ce qui compte tellement pour eux, tant ils y ont accordés d’importance… n’est finalement qu’une illusion, un piètre reflet de pensées avides. Et tout disparaît au moment où la vie le choisit car il doit y avoir de la substance au travers toute cette énergie sombre.

    Tout renaît et recommence continuellement, alors pourquoi vouloir réapprendre ce que nous savons déjà… À un autre niveau, nos mémoires sont déjà celles d’enfants à naître ; porteurs d’eux et d’elles, cristaux anciens et nouveaux, flambeaux de tout et de rien.

    Chaque être EST l’être, la source; le débit, la vérité, la voix au fon de soi. Rien n’est séparé.
    Nous sommes cette simple particule unique qui vibre dans ce grand système et dès lors, nous devons nous détacher de cette course au malheur.

    Libère ta beauté, libère ton esprit… meurt et renaît pour nous… aujourd’hui.

    Isabelle
  • Tout ce que je vis est une suite logique résultant de l’état dans lequel j’étais.

    Ce qui m’habite maintenant se reflète sur ce qui m’entoure et sur ce que je créerai demain.
    L’engagement à ce nouvel état d’être de par sa perspective, sa façon d’agir, de penser…
    transcende au delà d’une première réalité.
    Je deviens celui et celle issu de cette dualité.
    Ce nombre, cette simple équation, cette position entre les deux.
  • La vie appelle au mouvement et au dépassement de soi.
    – Je me sens vivant… est ce qu’un compagnon a pratiquement crié à l’aboutissement du cours de kayak de mer hier. On sentais bien que ça venait de son cœur .

    Mes amis (es), c’est vrai que de VIVRE dans l’instant présent est quelque chose que nous devons mettre davantage en pratique. Nous avons perdu ces élans de l’enfance à vouloir tout expérimenter ; l’apprentissage d’un nouveau défi par exemple, était ce qui peuplait jadis notre quotidien d’enfant.

    Quand nous étions enfant, nous vivions continuellement en dehors de notre zone de confort. En fait, cette zone n’existait pas encore tant nous étions dans la découverte et dans l’acceptation. Lorsqu’on vous demande : – Avez-vous gardé votre coeur d’enfant ? On s’entend que cette question ne s’adresse pas à une dimension d’immaturité ou de dépendances mais bel et bien à cette capacité à vouloir DÉCOUVRIR ET S’ÉMERVEILLER chaque minute de sa vie.

    En vieillissant, on se cache derrière ses peurs, et ce sont aussi elles… qui nous font mourir.

    Bon dimanche ! Je vous aime xx