La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

I. De Blackwood (Lady Isabelle)
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

  • Les dates que j’ai, c’est 250 ans. Ce qui nous mène en 2275. On ne sera plus là en termes de corps et de mentalité 3D.

    🤷‍♀️
    Il est dit et j’ai vu dans mes canalisations, un éclair de lumière venant du soleil central galactique allant vers la surface de la planète. Chose qui s’est déjà passé il y a 25000 ans. D’ailleurs, certains géologues ont découvert par l’extraction de carottes terrestres, l’équivalent de 4 pouces de cendres recouvrant l’entièreté de la planète. Cela correspondait à ces âges.
    L’énergie du Soleil Central créera un flash de lumière qui imprègne la terre et l’humanité, augmentant ainsi les fréquences de toutes les entités vivantes sur la planète et détruisant du coup, tout ce qui est inorganique.
    Melkizedek en avait parlé.
    Aurobindo aussi.
    C’est encore loin me direz-vous !
    Alors on fait quoi durant ce temps-là ?
    On peut commencer dès lors à se détacher du narratif et du scénario que l’on reconnaît plus facilement comme étant faux et mensongé, et voyager entre les dimensions.
    Dans l’histoire, il y a toujours eu des communautés qui se sont extirpés des crises matricielles. Ils vivaient autrement, protégés dont on ne sait quelle manière. Comme quoi, il a toujours été possible de vivre en parallèle, sur une autre ligne de temps.
    Le détachement se fait graduellement, et tout se crée dans l’action et dans l’intention.
    Lady Isabelle 🙏
  • J’ai fais une coupure énergétique hier, d’une personne que j’entoure de lumière et à qui je souhaite bien du bonheur. 😘
    En faisant la technique, je me suis rendue compte, d’une façon assez incroyable, de combien on écope des gens qui nous sont proches, et combien on se laisse prendre si on ne reste pas vigilent dans ses comportements.
    Je vous en parle parce que ce sont des informations fines, difficile à cerner, sur lesquelles on ne s’attardent pas en général car c’est camouflé au nom de l’amour.
    S’observer soi n’est pas inné.
    Toutefois, il s’agit d’un exercice en conscience très simple, et très puissant s’il est bien fait. On peut s’en servir pour se détacher de liens toxiques, que ce soit des gens ou des évènements que l’on vit. Plein de monde le connait.
    J’avais tellement de trucs à lui renvoyer que je me suis sentie légère comme jamais. Et c’est légitime de se demander pourquoi prend-on ces énergies qui sont toxiques ?
    Pour soulager l’autre bien sûr, par empathie.
    Tout ce que nous envoyons dans l’univers en termes d’intention, voyage et fait son petit chemin dans le champ de notre âme. Nous créons des liens ici et là, sans le savoir, sans le vouloir, et par ce procédé ultime, nous laissons entrer des énergies qui ne vibrent pas à notre essence.
    Ce qui se passe ensuite, c’est un déséquilibre, qui se vit d’abord psychiquement, pour se rendre éventuellement jusqu’au corps. Un ménage de fond doit être fait.
    La cause nous « pop » intuitivement à l’esprit, mais on ne l’écoute pas tout le temps tellement tout cela nous semble insignifiant.
    Si le détachement n’est pas une habitude acquise, il importe alors de se nettoyer plus souvent, d’être lucide.
    C’est ce que j’ai fais.
    Je te libère…
    Je me libère…
    Puis à la fin, j’ai repris ce qui m’appartenait.
    Ouf je vous dis pas…😇
    J’ai senti une forme de plénitude incroyable.
    Et le tout s’est dissipé comme la rosée dans la lumière.
    C’était beau.
    Lady Isabelle xx
  • DOIT-ON OUI OU NON ACCUEILLIR N’IMPORTE QUI LORSQU’ON TRAVAILLE EN CONSCIENCE ?
    Je pense que vous connaissez déjà la réponse.
    Si un niveau de conscience parasité entre chez vous, du moins si c’est ainsi que vous le percevez, il en faudra peu pour que le phénomène de facilitation s’installe, surtout lorsqu’on est en ouverture et qu’on veut à tout prix aider.
    Qu’est-ce que la facilitation ?
    Chez les plantes, une espèce en facilite une autre lorsqu’elle lui permet de s’implanter, de se développer ou de se reproduire dans un milieu où elle ne pourrait survivre seule. Par exemple, un grand arbre protège les jeunes plantules ou les mousses d’un vent violent ou de fortes pluies, on dit alors qu’il facilite le développement d’autres espèces. Par esprit d’entrainement, on influencera les niveaux de conscience à s’élever. Mais on doit être solide dans son alignement.
    Chez les plantes, il est aussi question d’interrelation et d’influence au niveau énergétique. Par exemple, on prendra deux plantes qu’on placera côte à côte, dont une est parasitée et l’autre saine, et en général, lorsqu’il est question de parasites, ceux-ci passeront assez rapidement de l’une à l’autre, surtout si elles sont de la même espèce. À ce titre, j’ai souvent vu des couples se partager les mêmes maladies quand l’union devient fusion. Au fil des ans, on remarque que ces couples finissent par se ressembler physiquement.
    La vraie question réside dans la capacité qu’a une personne à faire une distinction entre ses perceptions personnelles et le réel des choses. Donc, reconnaître dans un premier temps ce qui se trame en toile de fond dans son propre esprit, et secundo, avoir une capacité innée ou acquise pour dissoudre les parasites. Car certaines personnes sont faites pour ça et d’autres non. Lorsqu’on est conscient de tout cela, on évite de se positionner dans des tâches qui nous demandent une énergie supplémentaire par esprit de sacrifice. Se poser la question à savoir pour qui on fait cela ? À quoi cela répond ? Quelle programmation ?
    Si on est au-dessus de tout cela en termes vibratoires, alors quel est l’intérêt d’accueillir des gens qui entretiennent un narratif tellement loin de ce que l’on est fondamentalement dans sa pratique ? Même si ce sont de bonnes personnes, un fossé s’est creusé qu’on le veuille ou non, et il est grand temps d’en avoir conscience, de se préserver.
    Si on ne se respecte pas en tant qu’être, qu’on ne se place pas en priorité dans sa vie, ce qui risque d’arriver… hé bien vous le savez déjà. On peut accueillir nos proches, ou des gens qui sont totalement différents de nous, cordialement, avec bienveillance et altruisme, sans toutefois s’investir énergétiquement. De façon très détachée, dans le respect de ce qu’ils sont, dans la sagesse et dans la compassion, nous sommes appelés à les écouter, les reconnaître, leur permettre l’expression, sans intervenir, sans juger, sans vouloir aider.
    Comme nous tous, les gens ne demandent qu’une chose lorsqu’ils échangent, qu’on leur donne la permission d’exister dans ce qu’ils sont, et c’est exactement ce que nous leur permettons de faire tout en préservant notre champ d’énergie.
    On ne perd rien lorsqu’on accueille ce qui est, sans le juger.
    Lady Isabelle xx
  •  

    Je suis un être d’une ineffable beauté, rayonnant de lumière comme un soleil dans l’énergie christique ;
    Je suis le canal d’où émergent les champs de formes, vibrations naissantes d’une pureté cristalline en support à toutes volontés de transformation ;
    Je suis là pour toi, dans ce rituel de reconnaissance, comme un baptême où mes mains encadrent ton visage pour célébrer ta vie ;
    Fermes tes yeux .. et écoute …
    Tu es un être d’une ineffable beauté ;
    Quand je plonge au fond de tes yeux, je vois ta lumière.
    Je vois ton âme.
    Je vois l’enfant qui me sourit.
    Je te vois toi ;
    Je sens dès lors une force monter en moi, l’amour qui transite de mon cœur jusqu’au tien car je te sens si précieux dans ton essence, si beau, si vrai ;
    Je te vois ;
    Tu es le miracle de la vie et je suis émue par tant de vérité, par tant de clarté et de perfection ;
    Les énergies d’amour sont difficile à contenir. Elles voyagent de l’un à l’autre et colorent nos auras comme des aurores boréales qui dansent sur un fond de ciel étoilé ;
    Tout est lumière éblouissante partout, gratitudes infinies, l’ultime appel d’un retour chez soi ;
    Puis en silence, je pose mon front sur le tien. J’ai tant de gratitude de te voir vraiment à partir du regard de mon âme que je reste les yeux fermés, durant ce qui nous semble être l’éternité ;
    ************************
    Et tu abandonne les résistances toi aussi lorsque s’ouvre ton cœur, qui maintenant accueille le mien. Je le sens.
    Et je sens aussi toute cette peine qui longtemps s’est retenu de vouloir aimer. Alors laisse la aller ;
    La vie est amour et tu es son enfant ;
    Saches qu’elle n’a jamais voulu pour toi rien d’autre que ce qui vibre la joie et te rend si rayonnant. Vois ce qui se cachait derrière l’illusion de ce qu’on a voulu te faire croire sur toi-même ;
    Tout cela n’était que mensonges. Rien n’est de ta faute ;
    Libère toi de ces chaînes, ça ne t’appartient pas ;
    Toutes les richesses du monde sont à toi car tu es ces richesses ;
    Tu es cette volonté qui un jour t’a permit de naître ;
    Tu es la providence qui t’a accompagnée dans tes moments les plus difficiles ;
    Tu es cet amour qui souhaite que tu sois heureux, dans ce que ton âme veut ;
    Alors oublie le reste et ouvre ton cœur.
    Laisse y entrer la bienveillance, la compassion, l’amour inconditionnel, le désintéressement ;
    Dis-toi : J’ose être et Je suis …
    Ma puissante est grande dans l’autorité de mon esprit ;
    Tout un monde se crée à partir de mon regard, de mon intention ;
    Je m’aime et je t’aime
    Lady Isabelle xx
  • Le sens de la vie ? La destinée d’incarnation ?
    Est-ce que les deux se concilient ?
    La destinée d’incarnation, c’est à la fois les programmations inconscientes du plan astral que nous sommes appelés à remettre au point zéro, à harmoniser, et en même temps, l’étendue des possibilités que nous sommes en mesure d’atteindre dans notre forme originelle à travers une ou plusieurs incarnations.
    L’astral, vous le savez, est un carcan contenant le reflet de l’un et de l’autre, des programmations basses et des possibilités d’élévations. Dans l’un comme dans l’autre, se trouve le mode d’emploi et les solutions pour celui qui sait les lire.
    Le sens de la vie, c’est la direction que l’on choisit et le sens que l’on donne à nos choix et actions à l’intérieur de cette direction. Or, en ce moment, mes choix et actions ne répondent plus à ma destinée d’incarnation qui s’est ouverte sur un monde de subtilités plus fines. En écrivant cela, je nomme cette nouvelle vision que j’ai depuis quelques années, des possibilités à atteindre dans le « JE SUIS », qui sont déjà présentes et que je vis intérieurement dans le champ de mon âme. Suis-je la seule à vibrer ainsi ?
    Je vois des êtres qui se dématérialisent et voyagent à travers le temps et l’espace.
    Je vois des intelligences pour qui la médecine est intégrée. Qui n’ont qu’à ouvrir les yeux pour voir au travers les corps physiques un organe perturbé, et fermer les yeux pour purifier l’énergie du dit organe.
    Je ne vois aucun temps pour une recherche d’argent, pour avoir un toit sur la tête, construire ou détruire des biens matériels. Toutes ces choses apparaissent ou disparaissent lors d’une intention furtive, et en même temps, certains besoins n’existent pas.
    Par exemple, je vois l’union des genres qui se fait sans contact physique. Tout étant issu de la pensée télépathique allié à la puissance du cœur. Les enfants possèdent déjà les facultés dont ils ont besoin pour créer, et l’éducation n’est en fait qu’un encadrement passif au savoir intrinsèque. Il n’y a pas de nourriture, pas d’échange, pas de regroupements de culture, de couleur, de genre, de territoire, car nous sommes tous égaux. Tout n’est qu’une question de présence à soi, de conscience. L’Univers est abondance et l’esprit est sa voie.
    Je vois des êtres qui s’unissent dans un même esprit et qui servent les mêmes Lois universelles. Des êtres conscients de leurs facultés et d’une bonté infinie. Aucun n’a besoin de groupe d’entraide ou d’apprendre quelque métier que ce soit ni quelque action qui soit. Tout apparaît dans la mouvance d’une idée, et la maitrise de ces Lois créatives est ce qui transcende la vie.
    Je vois des frères et sœurs qui sont tous le même être, qui ne sont jamais séparés même en étant à des années lumières, et pour qui il ne suffit que d’une volonté, d’un son primal dans l’énergie, pour de suite se matérialiser à nos côtés.
    Dans cette vision que j’ai, il n’y a pas de gens qui doutent, pas de victimes ou de bourreaux, pas de nécessité à se battre ou se défendre, pas de possessions ni de jeux de rôles, de programmations et de souffrance. Chacun connait sa vraie nature et ne la remet pas en question.
    Alors oui les amis, je me questionne sur le sens de la vie ici-bas. J’ai atteint ce point de basculement qui pourtant tarde à venir. J’ai un pied ici et un autre ailleurs, ce qui m’amène à cette conclusion que le sens de la vie que l’on connait, c’est la mort et cela doit être ainsi. Et je me réjouis de comprendre qu’il n’y a aucun sens, à quel point cette illusion est ridicule, à quel point ce n’est pas moi.
    Les petits plaisirs de la vie dont certains parlent, ne me font aucun bien. C’est « cute » et sans intérêt. J’ai besoin de grandeur, de vérité, de lumière, de sincérité, de constance, de retrouver mes frères sans savoir où ils sont. Aujourd’hui, je n’ai besoin de personne pour me dire quoi faire ou comment être. J’ai juste besoin d’accueil de votre part, et d’un peu d’ouverture.
    Ma forme originelle n’est pas ce monde qu’on a voulu me faire croire. C’est bien plus que cela. Bien bien plus.
    Lady isabelle xx


  • Pendant une longue période de ma vie, ma mère a été la personne que j’ai le plus aimée au monde. Je crois que je l’aimais plus qu’elle ne s’aimait elle-même.

    À cette
    époque, je la protégeais en répondant à ses attentes de mère. Je lui obéissais, comme s’applique une petite fille modèle, à priori pour lui enlever la lourdeur des tâches quotidiennes qu’elle
    n’avait pas toujours choisies de faire. J’étais là, toujours prête, à l’écoute et
    au-devant de ses besoins. Tout cela, je pense, pour lui plaire, pour qu’enfin elle me voit.

    Probablement
    que la plupart d’entre vous avez vécu quelque chose de significatif avec leur
    mère, puisqu’il s’agit ici d’un lien assez particulier ; le lien maternel. 
    La
    mienne, je l’ai aimée à m’oublier, essayant tant bien que mal, et avec la
    compréhension d’un enfant, puis d’une adolescente, de recevoir
    un minimum en retour dans toute cette manifestation. Mais en vain.

    Heureusement,
    cet état de choses a changé avec la maturité, car je suis devenue cette personne que j’aime
    le plus. 
    Ça aura pris
    du temps, me direz-vous, un long cheminement, beaucoup d’amour-propre, autant
    de compréhension, d’accueil
    et d’acceptation, mais j’y suis parvenue, dans la douceur et la bienveillance.

    J’ai
    pris conscience avec les années, qu’enfant, je n’avais jamais aimé ma mère
    pour ce qu’elle était vraiment, mais pour ce que je voulais qu’elle soit pour
    moi, dans ma pensée et dans mon cœur. Ma mère jonglait avec ses propres démons
    et n’en parlait à personne. C’était ses choix de vie, ses conditionnements, ce qu’elle avait appris à
    faire. On lui avaient exliquer quoi faire avec les choses déplaisantes, soit les jeter dans le tiroir d’en
    arrière en faisant semblant que tout allait bien. 

    C’est d’ailleurs dans ces années que les grands secrets sont nés, sans que les mensonges n’allongent le nez. Malgré tout, je ressentais
    ses tourments, et
    rattachées 
    à eux, je
    voyais les réponses. Oui déjà, dans ma petite tête d’enfant, des solutions, je
    ne voyais que ça. Je voulais tellement aider… mais aider parfois, c’est aussi se
    taire et accepter qu’il en soit ainsi. Bref, c’est ce qu’elle souhaitait alors que moi je voulais une mère guérie. 

    Je me suis alors détachée.

    *

    Notre façon
    d’aimer se défini souvent ainsi, en fonction de notre vision du monde, et de nos propres
    besoins. Cela va de soi lorsqu’on est un enfant, mais à l’âge adulte, notre
    rapport à l’autre doit se transformer en quelque chose de plus humain et de
    plus altruiste.

    Aimer, c’est
    offrir à l’autre un espace à occuper, lui faire de la place, le reconnaître
    dans ce qu’il est, sans le juger, sans avoir d’attentes. Mais pour espérer prendre
    soin de ceux que l’on aime, il faut d’abord et avant tout avoir appris à
    s’aimer soi-même. Je l’ai appris à mes dépens.

    *

    C’est en effet
    par le détachement que j’ai appris à m’aimer, maman, au fil des années. J’ai
    commencé par me détacher d’un lien négatif que j’alimentais à sens unique de
    façon bien involontaire
    .

    Il s’agissait probablement d’un attachement puissant
    qui se composait de nos blessures communes, de mon désir de réussir à
    tout prix dans l’image que je me faisais de toi et moi au détour de la réalité.
    Et dans le fond, rien de tout cela n’avait à voir avec la mission véritable de
    l’amour.

    Je me suis dit que pour t’aimer vraiment, j’avais
    moi aussi besoin de trouver ma place et de te laisser la tienne, toi qui la criais
    depuis si
    longtemps. Voilà ce que j’ai fait au moment même où tu m’as dit: «Si tu as besoin de t’en aller ailleurs pour
    retrouver qui tu es et te permettre d’être, alors vas-y.
    »

    Cela en a-t-il valu toute la peine qui en a découlé. Je ne saurais l’affirmer compte tenu que la souffrance appartient à l’ego.

    Par contre ce que je sais aujourd’hui grâce aux expériences de transcendance, c’est que la source, est bien
    plus grande encore que le lien physique d’une mère ou d’un père, qui, quand on y pense, devient obsolète. C’est la
    structure sacrée de notre Moi véritable, et de tout ce qui y vit en termes de potentialités. C’est ce que
    ce détachement m’a permis de découvrir.

    Avant même de naître, nous étions. Avant d’incarner
    ce corps physique, nous sommes et nous serons toujours cette essence, même dans
    l’après. Nous respirons dans l’expérience humaine comme le fait un poisson dans
    l’eau, alors que toutes les dimensions deviennent possibles pour nous dans un seul
    et même temps. 
    Nous puisons sans cesse à même l’arbre de vie,
    puisque nous sommes à la fois la graine, l’arbre et le fruit.

    *

    J’ai reconnu ma mère plus tard, cette énergie innommable et sans fin, et lui ai dit :

    «Tout est là
    en toi maman, mes apprentissages, les leçons de la vie, les fois où je suis
    tombée, et celles où je me suis relevée. Tout y est; l’appel de mon cœur, et la
    réponse d’un esprit aimant qui m’enveloppe complètement et me submerge.
    »

    Au-delà de l’abondance et des manques, tu as su comment
    me soigner et me guérir. Je te dois tout.

    Tu connais mes plus profonds désirs comme mes plus
    grands tourments et tu es là, à attendre patiemment que je me manifeste à toi
    dans l’abstraction de mon personnage, afin d’ouvrir ta main et de me la tendre de
    nouveau. Tu es là, et sans cesse tu m’accueilles dans ce que je partage au
    quotidien.

    Sans me juger, tu me laisses être. Tu me donnes
    cette place qui est la mienne. Tu me donnes toute la place que je veux bien
    prendre et il y en a tellement.

    Sans intervenir, tu me laisses libre dans mes
    choix, libre d’avancer comme bon me semble et je t’en suis reconnaissante.

    Tu me donnes tous les espoirs, toute la passion nécessaire
    pour me permettre de créer moi aussi la réalité naissante de mon monde
    imaginaire. J’essaie d’être comme toi, à ton image, pour être à même, moi aussi,
    d’atteindre toute la perfection de l’amour que tu transportes en toi. Maman, la
    vraie… qui es-tu donc finalement ? Je te vois en chacun de nous, en moi comme en
    la parole que j’utilise maintenant pour acheminer ton existence à l’intérieur
    de chaque possibilité.

    C’est l’évidence que je te connais depuis toujours.
    Toutefois, pour maîtriser ton énergie et laisser ton amour entrer en moi, il a
    fallu d’abord me reconnaître dans ma souffrance et apprendre à l’aimer.

    Cela sans renier l’existence des parties sensibles
    qui m’habitaient alors et qui restaient en suspens dans l’air, dans l’attente simple
    de pouvoir elles aussi exister. Toutes ces choses que tu as créées finalement portent
    en elles leurs propres perfections.

    Ah, que j’aurais aimé comprendre le sens de ton
    amour dès le départ, mais je conçois que j’avais à passer par ce chemin cahoteux pour
    arriver à parler ton langage. Celui-là même que tu utilises aujourd’hui pour me
    dire à quel point tu m’aimes.

    Je m’en souviendrai toujours…

    Cette
    fois précise où je t’ai senti m’envahir, j’ai compris que tu allais demeurer en
    moi éternellement à condition que je garde la porte ouverte. Tu es le contenant
    de mon univers, ma matrice à moi. Tu es le pont subtil entre ma vie et ma mort
    qui en fin de compte ne sont qu’une seule et même chose ; moi.

    Maman,
    ma toile de fond, assise sur tes ailes, je m’ouvre à la beauté que tu m’inspires.

    Lady Isabelle – Extrait de Mots de l’âme 

  • On doit connaître ses forces et ses limites et ne jamais s’épuiser. Quiconque dépasse sa nature en paiera les conséquences. – Lao Tseu

    J’irais plus en amont en disant que nous avons une forme originelle, le corps éthérique, qui représente l’épanouissement du plan qui est le nôtre, et qui restera intact par-delà cette incarnation si on arrive à transcender la 3D. Notre but sur terre est d’atteindre notre plein potentiel ici et maintenant, de s’abandonner à ce que l’on est fondamentalement sans s’imposer des filtres.
    Les plantes le font, les animaux aussi, pourquoi pas nous.
    Je me souviens d’une expérience faite par le passé ou j’ai vu, compris et senti la place qu’occupait mon mental ego à l’intérieur de mon champ de forme. C’était minuscule cette place, très limité comparativement à ce qui semblait être ma vraie forme. Durant un instant, j’ai eu le vertige…
    J’ai eu peur de l’immensité de mon être tout en doutant qu’un jour j’arrive à occuper toute cette place qui était mienne.
    Mais plus j’avance en me choisissant ; en choisissant ce qui vibre à moi et en délaissant, sans avoir de culpabilité, ce qui ne me correspond pas, je me sens de plus en plus moi-même. J’accepte les limites de ma forme, ce qui me permet de mieux la définir et de mieux l’occuper. Car il est vrai que lorsqu’on va contre nature, lorsqu’on se laisse définir par la société, par d’autres yeux que les nôtres, la vie devient comme une montagne russe.
    Un corps incarné à l’extérieur de sa forme est lourd à porter.
    Il attire à lui des évènements négatifs pour permettre à sa conscience de s’aligner, de retrouver son centre, mais peu de gens écoutent vraiment.
    Lady Isabelle xx

  • WALTER

    WALTER

    J’ai rencontré Walter en 2010, alors que j’habitais Rosemère.
    Un homme de quatre fois vingt ans et quelques années de plus. Il vivait comme un itinérant, trainant ici et là dans le stationnement des centres commerciaux, sinon à la bibliothèque. À chaque fois qu’il me voyait, il déposait un bonbon mal emballé à côté de moi. C’était sa façon à lui de m’aborder.

    De fil en aiguille, Walter prenait la place que je lui accordais. Son histoire me touchait beaucoup. Il vivait seul dans une maison de riche à quelques rues de la bibliothèque. Une superbe maison en façade, qui ressemblait à un taudis lorsqu’on s’y rapprochait. Les lieux étaient insalubres et dangereux. Mais Walter était orgueilleux, et il ne voulait personne chez lui, pas d’aide, rien. Ça l’insultait.

    C’était la chasse gardé concernant son mode de vie, car il savait bien ce qui risquait de lui arriver si la société découvrait le pot aux roses et le prenait en charge. Il finirait dans un CHSLD, c’est sûr, dans des normes qui n’étaient pas les siennes, et il ne voulait pas ça. Sa liberté passait avant tout.
    J’ai respecté son rythme, ses volontés, ses choix comme je respecte les gens en général. Je comprenais bien qu’il était plus heureux dans ses affaires, malgré son état.

    En fait, il buvait.
    Walter buvait beaucoup. Trop de whisky à tous les jours. Il commençait sa journée de bonne humeur et la terminait généralement dans l’agressivité. Je l’avais d’ailleurs appris à mes dépends à deux reprises, sans jamais le prendre personnel.
    Alors j’étais là pour lui dans les moments où sa conscience était en force, et je le laissais vivre sa souffrance tout seul quand il ne voulait plus être disponible. Son histoire, je la connaissais par cœur. C’est la même histoire que bien d’autres gens qui n’ont pas pu trouver de sens à l’existence, la même souffrance, le même vide. 

    C’était un homme fortuné qui s’était fait plumé par son associé de l’époque. Avait-il encore de l’argent ? Je ne saurais le dire tellement il s’était abandonné lui-même. Il ne s’était pas pardonné sa naïveté je crois, lui qui se considérait comme étant un homme intelligent. 

    Il disait qu’il « jouait » encore à la bourse, et les jours où on se voyait amicalement, il téléphonait à quelqu’un pour l’engueuler ; « son broker » qu’il disait, en me prenant comme témoin. Il attendait toujours une grosse somme d’argent qui n’arrivait jamais.

    J’ai voyagé Walter en voiture d’un endroit à l’autre, pour lui permettre de faire ses commissions, d’aller à la banque, de poster ses trucs ou d’aller les chercher. Je lui ai tenu compagnie en m’essayant sur sa véranda pourrie, à regarder un jardin qui avait dû être beau un jour en faisant semblant de ne pas m’en apercevoir. 

    C’est alors qu’il m’avait parlé de son fils, le seul qu’il avait, qui vivait loin de lui en Colombie Britannique, et de sa femme, qui l’avait laissé tombé pour un autre.

    Walter ne voulait pas qu’on ait pitié de lui.

    Au contraire, il avait de la fierté, chose que j’ai d’ailleurs toujours valorisé. Je lui ai donné cette considération qu’il n’avait plus, du temps, de la reconnaissance. Puis je suis partie vivre ailleurs, et nous nous sommes perdus de vue. Quelques années plus tard, j’ai vu sa maison à vendre. L’annonce disait que le prix était en fonction du fait qu’il y avait eu un suicide à l’intérieur. Ça m’a attristé de l’apprendre, et en même temps je me suis dit : R.I.P. Walter. J’ai été vraiment honorée de vous avoir connu.

    J’espère maintenant que vous êtes heureux.

    Lady Isabelle xx

  • Blackwood se trouve au sommet des douces collines du côté ouest/sud de la pittoresque vallée de la Clyde, à l’endroit où la rivière Nethan descend dans la vallée escarpée pour rejoindre la rivière Clyde. 

    A proximité se trouve le château de Craignethan, où Marie, reine d’ Écosse, est restée pendant son voyage vers le sud pour être jugée et exécutée par Elizabeth I d’ Angleterre.

    Situés sur la route principale au sud de Glasgow à Carlisle, Kirkmuirhill et Blackwood ont tous deux bénéficié du trafic, bien que le plus gros employeur de cette zone en grande partie rurale au XVIIIe et au début du XIXe siècle aurait été le domaine de Blackwood. 

    Blackwood était (sans doute) à l’origine le cousin agricole d’autres villages locaux, où l’extraction du charbon était l’industrie dominante. Le domaine de Blackwood fournissait du travail agricole aux familles locales. Le domaine de Blackwood, siège du déversoir de Veres depuis le XIIIe siècle, après le Hope-Veres, était le domaine le plus étendu de la paroisse de Lesmahagow et selon certains le plus grand domaine du comté de Lanark.

    Isabelle Burns

    Gilbert Burns , frère du poète avait été l’intendant des terres à Blackwood avant de déménager à Morham Mains dans l’East Lothian. En 1810, John Begg, époux de la plus jeune sœur de Robert Burns, Isabella Burns, devint l’intendant des terres du député James Hope Vere sur son domaine de Blackwood. 

    Le 24 avril 1813, après presque trois ans à Blackwood, John a rencontré sa mort quand son cheval s’est cabré et est tombé sur lui, l’écrasant à mort. Il revenait de son voyage régulier au marché de Lesmahagow sur un cheval qu’on lui avait demandé de monter parce qu’il était devenu hargneux par manque d’exercice. Isabelle est restée veuve avec neuf enfants âgés de trois à dix-huit ans. Pendant un certain temps, M. James Hope Vere lui versa une petite subvention annuelle, mais pour joindre les deux bouts, elle ouvrit une école pour dames à Kirkmuirhill qu’elle dirigea pendant quatre ans avant de déménager à Ormiston.

    Désormais, le domaine de Blackwood appartient à Native Woods Preservation Ltd qui participe à sa conservation, notamment à la forêt du Lochwood.

    Ce domaine était le plus étendu dans la paroisse de Lesmahagow et pour certains, représente le plus grand domaine dans le comté de Lanark.

    Plus récemment, un roman du Saint Graal a été inspiré par le village de Blackwood. Basé sur une histoire vraie qui suit les descendants de la lignée sacrée de France en 1066 jusqu’au South Lanarkshire, où le trésor du Graal serait enterré.

  • Le titre de Lady tient son origine dans l’ancien droit écossais et est un titre de « corporeal hereditament » (une propriété héréditaire en lien direct avec la possession de terres). Le titre ne peut être acheté ou vendu sans le terrain, contrairement au titre Lord britannique qui suit le titulaire, même si ce dernier vend ses biens ou déménage. Toutefois, le titre Lady de Blackwood peut être héréditaire et vendu avec la terre.

    Le titre de Lord ou Lady de Blackwood est l’un des titres les plus remarquables et  connus en Écosse. Il existe depuis l’époque médiévale, et dans les années 1500-1600, le domaine de Blackwood était une baronnerie féodale. Les Blackwood ont marqué l’histoire écossaise et font partie de la culture populaire écossaise, et le domaine de Blackwood est leur terre natale depuis des centaines d’années. 

    Le domaine de Blackwood était fier d’être autrefois connu comme le plus grand domaine dans le Lanarkshire et fut la résidence de l’éminente famille Weir/Vere, et cela de l’époque médiévale jusqu’aux années 1930. 

    Lord Thomas Macaulay, grand historien spécialisé de l’ère victorienne, appelle cette famille « la lignée la plus longue et la plus illustre de la noblesse que l’Angleterre ait connue ». Les Veres étaient d’origine française et de lignée mérovingienne.