La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

I. De Blackwood (Lady Isabelle)
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

  • Si tu désires voir, alors crois.
    Crois que tout est possible et que tout est vrai.
    Pars à la découverte de ce qui t’est inconnu et explore-le avec discernement et attention.
    Emerveille-toi devant ce qui est simple et trouve la grandeur dans ce qui est petit.
    Donne-toi le droit d’être ce que tu veux être ; Ose la Vie !

    Tout te parle si tu sais écouter,
    Et partout est la beauté si tu sais la voir.
    Alors garde tes pensées pures et bonnes car elles préparent la-haut ce qui sera tout en bas.

    Lady Isabelle xx

  • Vous êtes programmé pour être vous, peu importe ce que votre mental pense que vous êtes.

    Sitôt que nous savons parler, les humains qui s’occupent de nous nous enseignent ce qu’ils savent, ce qui veut dire qu’ils nous programment avec leurs connaissances. On apprend comment «bien» se comporter, comment être une «bonne» personne. En verité, on nous domestique en ayant recours à un système de punitions et de récompenses. Et nous, nous croyons tout ce que les parents et les autres adultes nous disent. Nous leur donnons notre accord et c’est pas cet accord que ce que nous apprenons se grave dans notre esprit.

    En utilisant notre attention, les adultes nous apprennent à créer une réalité dans notre esprit. Nous apprenons à penser et nous finissons par nous créer une image de nous-même qui correspond à ce que les autres disent de nous. À mesure que nous grandissons, nous tissons une toile de soi-disant vérités, une structure mensongère qui, avec le temps, devient extrèmement difficile à dénouer.

    Forts de toutes ces soi-disant vérités, nous nous inventons des histoires et des superstitions à propos de tout, y compris de nous-mêmes. Nous créons toute une réalité virtuelle dans notre mental, avant même de la vivre. Et plus encore, nous nous mettons à imaginer ce que font les autres, à quoi ils pensent, ce qu’ils disent de nous, et nous élaborons ainsi un rêve dans notre imagination. Et voilà la clé! Nous créons notre propre histoire, notre propre vérité, qui existe et qui n’est vrai que dans notre esprit, et selon les dires des autres.

    Durant ce processus de domestication, notre système de croyances devient le livre de la loi qui gouverne notre vie. Notre système de croyances devient à la fois notre juge intérieur et notre plus grande victime, puisqu’il commence par nous juger et nous punir. Ensuite, nous jugeons et punissons chaque être et chaque chose en fonction de notre livre de la loi personnel.

    Le problème, c’est que notre système de croyances finit par prendre vie en nous et se retourner contre nous. Il utilise tout ce que nous savons pour punir la victime en nous. Il nous gouverne comme un tyran. Il nous prive de notre liberté et nous réduit à l’esclavage. Mais ce que nous avons oublié, c’est que cette structure n’existe que parce que nous l’avons créer!

    Sortir du mensonge

    Une fois que vous êtes prêts à changer de vie, que vous êtes disposés à modifier vos accords, votre livre de la loi, ce qu’il y a de plus important, c’est la Conscience. Il ne s’agit pasd’être simplement conscient, c’est la mise en application, l’entraînement, qui change tout. Si vous vous entraîner à avoir une parole impeccable, si, quoiqu’il arrive vous n’en faites pas une affaire personnelle, si vous ne faites pas de suppositions et que vous faites de votre mieux, vous aller progressivement briser les milliers d’accords qui vous maintiennent prisonniers de votre rêve, devenu infernal. Quand le livre de la loi aura disparu de votre tête, le tyran, le juge et la victime disparaîterons aussi. Vous ne souffrirez plus.

    Apprenez à écouter, puis faites vos choix et assumez la responsabilité de chacun des choix que vous faites dans votre vie. C’est votre vie, et non celle de personne d’autre.

    Don Miguel Riuz
  • Les mémoires…


    Tout comprendre avec notre tête est une chose. Nous pouvons accumuler un savoir grandiose de connaissances acquises tout au long de notre vie, mais… cela reste toujours du domaine de l’intellect. 

    Le vrai savoir se passe lorsque nous arrivons à faire abstraction de ce mental intellectuel afin de comprendre à même nos cellules. Notre corps dit vrai. Il ne ment pas. Il possède son propre langage et sait comment se faire comprendre de nous. Plus nous le respectons dans ses expressions, plus nous l’entendons, plus nous sommes conscient de ses manifestations profondes et moins il utilise des moyens douloureux pour communiquer. Le dialogue qui s’instaure lorsque nous sommes centré et aligné n’est autre que le souhaît de notre âme. L’écouter c’est se vider de soi-même pour laisser un espace à l’intelligence du coeur.


    Dans l’infiniment petit s’inscrit les phénomènes passés, acquis, innés, transgénérationnels de notre vie et de LA VIE. Douleurs morales, joies, peines, chocs, bonheurs, tout a sa place dans notre capital génétique. «Tout est là déjà».


    … Les mémoires acquises et innées sont enregistrés dans nos cellules et représentent les conditionnements acquis au fil de cette existence et ceux hérités des différentes strates d’évolution passées. Nous sommes par extension nos parents, nos grands-parents, nos ancêtres.


    Ainsi, lorsque nous avons une bonne écoute, on comprend vite ce qui est acquis de ce monde et ce qui a pour origine le transgénérationnel. On prend conscience de nos legs, de ces chemins d’énergie légués par nos parents, nos ancêtres. Nous ne créons pas un talent particulier alors qu’il est en nous à l’état de germe. Nous développons ce talent, cette qualité.


    Ainsi, nous sommes tous unis dans le courant de la Vie. Nous sommes tous cette belle voix, ce don de compassion ou cette faculté de s’émerveiller devant le vivant, en autant que nous fassions le choix de s’ouvrir l’esprit pour l’accepter dans nos vies.


    Chaque humain quel qu’il soit, est le monde…



    Lady Isabelle xx
  • Ne pas être centré est un état que nous expérimentons tous à divers moments de nos vies. Nombre de gens possèdent un bagage dont ils ne veulent même pas entendre parler, et il est curieux de constater que ce que l’un possède représente ce que l’autre a toujours voulu. Puis on convoite les talents d’autrui plutôt que de reconnaître les siens.


    «Le gazon est toujours plus vert chez le voisin». 

    On a beau avoir le meilleur travail, la plus belle maison, des enfants adorables et le ou la partenaire de rêve, les levers de soleil, on ne les voit pas toujours. D’ailleurs, nos jours demeurent hardus et souvent vides de sens, surtout quand on pose notre attention sur tout ce qu’on ne possède pas. 

    On fait des choix, des actions, et on s’estime chanceux(se) d’avoir et d’être ceci, cela quand quelqu’un nous le demande, et en même temps, on n’y crois pas vraiment. On a tout, avec une impression de n’avoir rien. 

    Quelque chose manque, et on ne sait pas quoi.

    La plupart du temps, on est victime de quête identitaire. 

    Et, étant donné que l’on tend à s’identifier aux modèles sans âme que la société nous propose, un fossée se creuse entre ce que l’on croit être et ce que l’on est vraiment.

    Être centré c’est être ouvert… ouvert dans le lâcher-prise et dans la transparence. Car sachez que rien ne nous appartient vraiment. 

    À partir de là, ce n’est pas que les choses soient différentes, c’est que nous les voyons différemment alors qu’elles baignent dans une énergie de mouvement. Cette énergie représente notre talent, celui que nous laisserons être par choix et vivre en le partageant. Plus de retenue, plus de stagnation comme avant, la fleur a besoin de prendre de l’expansion. Dans l’avenir, ce que vous avez comme talent, offrez-le aux autres. Vous avez cet engagement envers vous-même de contribuer à la prospérité. 


    Lady Isabelle xx
  • «Qui se ressemble, s’assemble».

    Vous avez entendu parler de cette fameuse Loi de l’Attraction ? Depuis la sortie du livre Le Secret, l’humanité a connu un regain d’intérêt à vouloir tout savoir sur cette loi divine. 
    Pourtant, ce n’est pas un mystère. Ce pouvoir existait pourtant bien avant l’an 2000. Rien n’a été inventé vous savez. 
    C’est un principe de vie, une loi universelle que l’on peut transposer dans différents plans allant de l’abstrait au concret. Alors, comment se fait-il qu’on en soit encore au même point. Personne n’est devenu riche même si les livres abondent d’explications accessibles à tous, et ce, dans tous les genres, dans toutes les langues. Il y a un petit quelque chose à l’intérieur de nous qui ne se produit pas. Comme un déclic… une connexion qui est absente; et on a l’impression de comprendre et de ne rien comprendre en même temps. Tellement que plusieurs en sont venu à dire que c’était du charlatanisme avant de passer à autre chose. 

    La loi de l’Attraction est une loi impersonnelle, non polarisée, immuable et parfaite. Peut être même trop parfaite. Comme un grand miroir, elle capture vos pensées, telle qu’elles sont, sans faire la distinction entre bien ou mal, entre réussite ou échec. Elle absorbe l’exactitude de ce que vous entretenez sur vous-même, mais au niveau inconscient, et vous renvoie le reflet de ce que vous êtes inconsciemment. Rien de plus. En général, c’est là qu’on se dit ; Ce n’est pas du tout ce que j’avais demandé. Cette loi de l’attraction vous donne tout simplement ce à quoi vous vibrez dans l’ici et maintenant et non pas ce que vous souhaitez devenir. 

    Les pensées ont une fréquence, un taux vibratoire, tout le monde le sait. Mais ce que les gens ne savent pas, c’est que les programmations inconscientes font office de loi. Elles sont prioritaires en termes vibratoire, et passent bien avant les pensées conscientes. Lorsque vous pensez, vous envoyez un signal dans un champ magnétique; un champ vaste et puissant. Le signal fonctionne lorsque tout les plans sont alignés. Idéalement, n’eut été des programmations qui viennent interférées avec ce signal et l’annule, la pensée initiale devait attirer comme un aimant des pensées jumelles qui ont la même fréquence et le même taux vibratoire. Mais ce n’est pas ce qui arrive. Souvent même, c’est l’inverse. Et c’est ainsi qu’on met le doigt sur des blocages, des croyances limitantes alors classées top secret dans l’inconscient qui refont surface pour notre plus grand bien. Bien entendu, il faut devenir conscient, les nettoyer, changer le programme.
    Si vous voulez la richesse et vivez en fonction d’un manque par exemple, vous créez ce manque. Et le conscient possède la facilité à entrer dans un tourbillon de pensées négatives qui se nourrissent les unes et des autres et s’attirent entre elles avec les meilleures intentions. Ce petit jeu qui semble bien leurs plaire, c’est vous qui en faites les frais !

    Vous créez continuellement car vous pensez continuellement. 
    Sachant cela, comment pouvez-vous créer votre vie à la mesure de ce que vous voulez vraiment ?

    Et bien, c’est à suivre…
    Lady Isabelle xx

  • Vivez l’intuition d’être vous-même un miracle, plutôt que de l’espérer…
    Ici, dans ces instant simples et glorieusement terrestres, l’intuition ne sert pas seulement dans les choses que l’on dois faire. Elle est révélatrice et unificatrice; elle apporte la paix et donne de la vigueur au corps. Elle n’est pas uniquement une «petite voix» qui guide ou conseille. Elle nous plonge entièrement dans la révélation des lois de la nature tout entière. L’intuition est une union intime avec le principe de l’Être ressentie en chacun de nous; c’est un moment de poésie qui rend la vie aimante, miraculeuse, qui nous aide, nous réchauffe et nous ouvre l’esprit à la magie, de la réalité immédiate, à la connaissance du vécu, à notre conscience.
    Ce qui est, est.
    Ce qui n’est pas, n’est pas.
    Essayons de porter notre attention sur ce que la vie nous présente plutôt que sur ce que nous voudrions qu’elle soit. Cette connaissance du présent est un lâcher-prise aux délires de la pensée mentale. Si on ne cède pas à cette distraction mentale, cette prise de conscience du présent confère une simplicité et une joie insoupçonnées à celui qui la pratique. Cette état ouvre à l’émerveillement devant l’existence. Il permet d’entretenir un rapport intime avec la Vie.
    Être libre de ne plus s’inquiéter et de ne rien savoir alors qu’on sait tout…
    Renaître à chaque instant au gré des choses et des situations et devenir spectateur des forces de la vie dans l’intuition mystérieuse du miracle d’exister.
    Pourquoi pas maintenant!
    David Ciussi (Extrait)
  • L'EXPÉRIENCE DE LA VIE
    Alors qu’on étudie des sujets qui nous poussent à la réflexion, qu’on en fasse la lecture ou qu’on travaille sur soi, qu’on observe les astres, les sciences ou les anges pour en savoir davantage, la vie elle, demeure toujours ce que l’on choisit qu’elle soit.

    Nous présupposons des choses sans jamais les remettre en question. Nous empruntons des raccourcis pour classer l’expérience, peu importe ce qu’elle est ou comment elle impacte notre vie. Nous plaçons ces informations à des endroits bien précis à l’intérieur de notre psyché, retrouvant ainsi un semblant d’équilibre structurel.

    Et non seulement définissons-nous l’information en nous identifiant à elle, mais il nous faut en plus l’étiqueter, lui ajouter une série de caractéristiques pour la confondre, la comparer, l’étirer, la modeler… et valider sa place dans le dossier qu’on lui aura assigné. Ainsi, deux choses parfois totalement différentes se retrouvent inopinément réunies. Comme si tous les gens portant le même prénom partageaient automatiquement les mêmes attributs.

    Quelques années plus tard, une croyance autrefois vraie devient subitement infiltrée. Elle ne tient plus la route dans notre monde intérieur, et nous en sommes choqués. Mais, en jardinier paresseux que nous sommes, nous reclassons de nouveau l’expérience à un autre endroit… tout aussi inadéquat que le premier.

    Notre cerveau aime la sécurité qu’offre l’information bien rangée, même si, la plupart du temps, cela s’avère erroné. Nous aimons vivre dans l’illusion, profiter d’un moment de répit, de confort… laisser les autres penser à notre place, calculer, explorer, notamment notre inconscient, qui fait ses choix en pilote automatique, parmi ceux qui lui sont induits par le conditionnement.

    Vivre en conscience paraît si compliqué.

    Et pourtant, la Vie s’exprime partout, pour peu qu’on veuille bien s’y arrêter. De toutes les façons possibles, dans tous les endroits permis, en dedans comme en dehors de soi, elle est là, prête à nous révéler ce pour quoi nous cherchons aujourd’hui un sens.

    Rien n’est vraiment complexe. Elle nous dit : « Il n’y a rien à apprendre, car tout est déjà là. » Et quand nous persistons à vouloir la compartimenter, elle trouve un autre chemin pour faire passer son message. Elle ne veut rien savoir de nos limites.

    L’expérience de la réalité est l’ultime chose que nous, les humains, avons à transcender.

    Lorsqu’on regarde avec des yeux d’Unité l’arbre qui ondule et se balance avec le vent, on remarque combien ils s’apprécient mutuellement. Lui, les pieds enracinés dans la terre, la cime dansante dans le ciel. Et le vent, invisible, subtil, coquin, bien présent… Qu’y a-t-il d’autre pour eux que d’Être, tout simplement? D’exister différemment, grâce à l’interaction qu’ils ont ensemble.

    Toi, qu’est-ce qui t’anime aujourd’hui?

    Moi, c’est le vent dans mes cheveux qui chatouille mes joues ? Le soleil qui se lève et réchauffe ma peau? Mes yeux qui se ferment alors que je respires l’odeur des roses ? Ou est-ce moi qui t’écris, et toi qui me lis, qui réagis à mes mots? Ton cœur qui bat plus vite, peut-être.

    La vie, c’est s’accepter soi-même pour ce qui nous anime. C’est apprécier la vraie nature des choses qui nous entourent sans vouloir les altérer… Et s’émerveiller devant le sacré qui se manifeste en chacun, oui, de façon magnifique, lorsque nous sommes en relation.

    Lady Isabelle xx

  • Il survient quand, devant une réalité trop angoissante, nous nions l’évidence, comme si nous ne voulions pas la voir. En réalité, c’est que nous ne pouvons pas la voir tant elle serait douloureuse ou difficile à assumer.

    Un déni très concret en médecine est le déni de grossesse. Il s’agit de femmes qui, enceintes, ne se rendent pas compte qu’elles attendent un enfant. Ce déni peut être partiel. Il dure alors seulement une partie de la grossesse. Mais il peut aussi être total, jusqu’à l’accouchement. C’est ainsi que certaines femmes accouchent seules sans jamais avoir réalisé qu’elles étaient enceintes. Aucun rapport avec des limitations d’ordre intellectuel, il s’agit de femmes qui n’ont pas intégré les signaux de leur corps, qui ne les ont pas perçus. Et cela peut se produire dans n’importe quelle couche de la société, y compris chez des femmes qui sont déjà mères.
    Le plus étonnant chez ces femmes qui dénient leur grossesse réside dans le fait qu’elles ne manifestent souvent aucun symptôme : leur ventre ne grossit pas, leurs seins non plus, elles n’ont pas de nausées … Leur corps suit la croyance de leur esprit qui est  » je ne suis pas enceinte « .
    La cause de cette réaction étonnante est l’angoisse énorme qu’entraînerait cette grossesse. Le cerveau réagit comme s’il ne pouvait accepter la réalité.

    Il existe aussi d’autres dénis protecteurs, comme celui qui se met en place devant une maladie. L’annonce de cette maladie est tellement horrible qu’on a l’impression que la personne ne l’a pas entendue, assimilée. Plus observé encore, le déni d’infidélité :  » tout le monde le savait, sauf l’intéressé qui se voilait la face « . Quand on ne veut pas voir la réalité, une partie de notre cerveau réussit à l’occulter. Et ce stratagème ne se fait pas consciemment, c’est une sorte de réflexe de sauvegarde devant une angoisse apparemment insoutenable.

    Pour ces raisons, le phénomène de déni de la réalité est considéré comme un mécanisme de défense contre une angoisse. C’est pourquoi il n’est pas bon de vouloir casser ce déni sans se poser la question suivante :  » De quoi protège-t-il cette personne ? Quelle est son angoisse sous-jacente qui ne lui permet pas d’ouvrir les yeux ? « 

    Dans les cas extrêmes, ce déni de la réalité peut aller jusqu’à la psychose, c’est-à-dire la maladie mentale. Une personne peut refuser le monde tel qu’il est et le considérer de manière totalement autre, comme un monde parallèle.
    Mais la plupart des dénis se cantonnent à un domaine précis, celui où nos éprouvons des faiblesses, où nous sommes fragiles …

    Source : Dr Catherine Solano

  • (…) Le parcours d’un champion est jalonné de réussites et d’échecs, de défaites et de victoires. Et ce qui fait précisément la différence entre un champion et les autres, ça n’est pas son aptitude à gagner, mais cette capacité exceptionnelle et hors du commun de résister à la fois à l’échec et à la réussite, d’être capable de surmonter la frustration, les regrets et le découragement liés à la défaite tout en évitant le relâchement, l’euphorie et l’autosatisfaction liés à la victoire.


    Lorsqu’on prête un oreille attentive aux paroles des champions, on se rend compte qu’il y a chez ces sportifs qui gagnent plus souvent que chez les autres, un rapport au résultat fait de détachement et d’acceptation. Et en même temps, une volonté farouche de s’engager à 100% dans l’action, à avancer, quoi qu’il arrive, quels que soit les obstacles.

    Le secret de leur efficacité pourrait bien résider dans cette faculté à se concentrer sur l’action plutôt que sur le résultat, à se fixer sur ce qu’on peut contrôler et qui dépend de soi. Bien sûr, tout le monde veut gagner, tout le monde veut avoir des résultats. Si l’on admet en toute logique que les résultats dépendent des actions entreprises, alors il est juste de dire que plus un individu se concentre sur les actions à mener et plus il accroît ses chances d’obtenir des résultats. En mettant ainsi le résultat en arrière plan, il peut aborder défaite et victoire d’un esprit égal sans dévier de sa trajectoire. À l’inverse, plus il focalise sur le résultat, plus il se crispe sur l’enjeu, plus il perd de vue les actions à entreprendre et plus ses chances d’obtenir des résultats s’amenuisent. Car, en se trompant d’objectif, il génère sans s’en rendre compte une pression limitante. Dès lors, défaite et victoire exercent sur lui une emprise dont il n’a pas idée. C’est là le paradoxe du résultat; plus je veux le résultat, moins je l’obtient et plus je lâche prise sur le résultat, plus j’ai prise sur lui. La plupart des champion d’exeption l’ont compris et c’est cette attitude vis à vis du résultat qu’il paraît intéressant de modéliser chez eux.

    « Le jeu prime sur l’enjeu ».

    Néanmoins, quand on voit de plus en plus de couronnes et de médailles entachées de suspicion, on peut se demander à juste titre si le monde sportif n’est pas en train de créer des antimodèles qui utilisent des moyens non-écologiques tels que le dopage et la corruption pour parvenir à leur fins. Les enjeux sont-ils en train de tuer le sport, de vider le champion de son aura et de priver les jeunes générations de modèles éthiques pour grandir et avancer sur le chemin de la vie? Quand on recherche le long terme, les modèles sont à choisir avec discernement et il convient alors de gratter derrière l’image du magazine ou de l’écran de télévision.

    Source : Antoni Girod.
  • Tous les couples sont aux prises avec un certain paradoxe de la passion. Au début, les deux partenaires sont désireux de construire la relation et incertains de pouvoir y arriver.

    Chacun augmente donc ses comportements séducteurs afin de s’assurer le contrôle émotionnel de l’autre, développer la certitude d’être aimé et conjurer la peur d’être rejeté. C’est le côté fusionnel ou passionnel du paradoxe. Les hommes sont charmants, prévenants, attentifs et communicatifs. Les femmes sont belles, valorisantes, toujours d’accord et sexuellement réceptives. Les deux sont amoureux, passent un maximum de temps ensemble, fantasment et tout le reste est dans l’ombre. 

    Après environ 12 à 18 mois, le besoin de fusion s’estompe pour faire place à un amour plus tranquille. L’autre pôle du paradoxe, le besoin d’autonomie, fait alors surface. C’est inévitable puisque la satisfaction d’un besoin fait disparaître ce besoin. Être assuré que mon partenaire est acquis diminue mon désir de le conquérir. La passion tue le désir qui ne peut renaître que de la frustration de ce désir.

    Il existerait un équilibre conjugal parfait si les besoins de fusion passionnelle et d’autonomie personnelle étaient équivalents chez les amants. Mais, deux personnes ne peuvent avoir le même besoin d’autonomie et de fusion à chaque moment de leur vie et de l’évolution de leur couple. Il est facile de comprendre, dans ces conditions, que si l’un a le goût de prendre de la distance au moment précis où l’autre a besoin de fusion, un déséquilibre va s’installer et entraîner une certaine lutte pour le pouvoir. Plus l’un s’éloigne, plus l’autre se rapproche; plus l’autre se rapproche, plus l’un s’éloigne. C’est le principe de l’ombre. Cela crée les conditions idéales pour les disputes de couple et les comportements symptomatiques, telle l’infidélité.

    Entre la distance et la symbiose… un territoire à conquérir.
    L’équilibre.

    Source : Yvon Dallaire, L’infidélité