La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

I. De Blackwood (Lady Isabelle)
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

  • Destinée

    On a tous des enjeux à vivre dans notre réalité d’avatar. Chacun a un plan de destinée qu’on observe sur le long terme. Une ligne directrice si on veut, qui relie les évènements malgré les transitions qu’on a pu faire. On s’aperçoit alors que le fond ne change pas. Oui, on est toujours le même grain qu’on a planté en terre, celui dont on ne connait la fleur qu’une fois rendu à maturité.

    Le jugement n’a donc pas sa place, peu importe l’enjeu qu’on est appelé à vivre. Y’a belle lurette que je sais que ce que les autres vivent ne m’appartient pas. Je me suis détachée de ça. On est tous ici pour évoluer en tant qu’âme en tenant compte du bagage qu’on a à transcender et qui n’est pas le même.

    Donc, j’observe et je constate, sans polariser. J’aide si on me le demande, selon mes capacités. Je n’ai pas d’opinion. J’essaie d’entendre, de comprendre, tout en m’acceptant dans le développement de ma propre conscience, et je me permet parfois de percevoir ce que sera l’aboutissant d’une telle démarche par rapport à une autre. Dans mon cœur, je souhaite le meilleur tout en laissant le choix à chacun.

    C’est la foi en soi, en la vie, en l’autre qui permet au processus de la mise au monde de naître, alors J’enlève ce qui peut nuire à la matérialisation d’un plan de vie, et le jugement en fait partie.

    J’ai moi-même vécu une transformation formidable tout au long de mon pèlerinage. (si on peut le dire ainsi) Je me revoie à 14 ans par exemple, à 20 ans ou à 30 ans, prise dans des programmations souffrantes qui ne me convenaient pas, et qui par la force des choses, m’ont offert l’opportunité d’apprendre à me connaître. Je ne peut qu’avoir de l’espoir en la nature humaine lorsque mon regard s’arrête sur ce qui se passe aujourd’hui ; l’enfermement des consciences, les quêtes identitaires détournées de leur nature. Vous savez, la vie est conséquente d’un ordre intrinsèque, qu’on peut tenter de détourner au moyen de technologies certes, mais qui reviendra toujours à sa nature véritable.

    Ça prend une vie complète pour s’épanouir et s’apprécier, et on est ici pour jouer.

    Je vous aime !

    Lady Isabelle xx

  • Rendons l’inconscient conscient

    Nous sommes tous de la lumière densifié.
    Nous sommes tous l’énergie d’amour.

    Ce qui nous séparent de cette double vérité, c’est cette propension que nous avons à ne pas vouloir s’accepter tel que l’on est. Notre grandeur nous fait peur, car nous savons qu’en quelque part, il nous faudra emprunter le chemin le moins fréquenté ; celui de l’humilité, celui de la beauté, du respect et de la reconnaissance des cœurs.

    Chaque être humain, chaque être vivant représente le miracle de la vie. C’est ainsi qu’on est appelé à se regarder les uns les autres ; dans notre lumière, dans notre rayonnement… si petit soit-il, et si éblouissant ! Rendons l’inconscient conscient.

    L’ombre n’est que l’absence de lumière, de conscience, et c’est ce que nous rencontrons sur notre route sous différentes formes de pensées. Les démons apparaissent pour nous faire peur, mais en vérité. ce ne sont que des parties de soi oubliées qui ont besoin d’amour.
    Alors en notre cœur, transformons cette ombre en lumière. Offrons aux autres l’amour dont ils ont tant besoin.
    Et l’amour qu’on a pas reçu soi-même, donnons-nous le aussi.

    Beau et doux mardi à tous.
    Lady Isabelle xx

  • Ode du printemps
    Aujourd’hui, j’ai rendez-vous dans ce grand champ de mil qui orne la campagne environnante. C’est un endroit particulier, cher à mon cœur, un endroit qui m’appelle de semaine en semaine, et me fait rêver. Du coup, je me sens transporter ailleurs, comme si je devenais l’actrice principale du film « Orgueil et Préjugés ».
    Je me sens habité.
    J’y suis, accompagnée de mes deux Corgis qui gambadent autour de moi dans l’herbe haute.
    Tous mes sens sont sollicités. L’ouïe, la vue, l’odorat, mais aussi mon corps, alors que le vent me chatouille et fait valser mes cheveux, que la rosée fraiche encore présente hydrate mon visage comme un masque au collagène.
    Je vois… pas comme si j’étais assise au balcon d’en haut, non. Je vois la perfection qui fait grandir mon cœur. Ça me chavire par en dedans. Et dès lors, je me dis qu’aucune création de l’homme ne procure tant de joies, tant de vie que celle de la création même.
    Qu’il fait bon de vivre dans le réel. Je n’expérimente pas la vie de la même manière. Il n’y a plus de distractions, de sollicitations mentales, de propagandes, de modes, de tendances qui nous éloignent de l’êtreté. La vie reprend son cours et j’y retrouve un sens, ma place. C’est alors que je suis inspiré d’un monde tout à fait différent de celui qu’on nous propose. Un monde connecté, exempt de tout artifice ; l’inverse de ce que nous vivons présentement.
    Les oiseaux gazouillent. Ça me rend heureuse.
    Ils m’observent, me regardent passer bien posés sur une branche. Quant aux quelques abeilles qui butinent çà et là, elles attirent mon attention sur une talle de petites fraises qui commencent à se pointer le nez. Ça me rappelle de bons souvenirs. Le soleil se hisse très haut dans le ciel. Il fait son ascension et inspire le monde du vivant à en faire autant. On se rend compte que sans lui il n’y a rien. Il est au cœur de toute chose, comme au cœur de nous-même cette lumière qui nous illumine. Elle nous pousse à transcender l’illusion des cités pour nous ouvrir et fleurir… et…
    Comble de bonheur, les amélanchiers sont en fleurs.
    Lady Isabelle xx
  • Le bien, le beau, le bon, le vrai

    C’est dans la nature qu’on retrouvera l’expression la plus significative et la plus noble de la pureté, de la beauté, de la bonté et de la vérité. À la grâce des quatre éléments FEU, AIR, EAU et TERRE qui s’assemblent, émerge la manifestation du réel de la vie.

    Le bien fait référence aux pensées qui nous traversent l’esprit, par lesquelles on aspire à devenir plus conscients. C’est aussi le feu sacré de l’esprit transcendant toute chose. La lumière qui tente de se frayer un chemin pour réchauffer la terre, et inspirer les êtres à s’élever.

    Le beau s’inspire de l’amour, de l’intention pure émanant d’un cœur sain. La beauté c’est l’inspiration qui voyage d’un élément à l’autre. C’est l’intuition qui guide l’abeille d’une fleur à l’autre, l’air qui soutient les milliers d’oies blanches, la brise qui se transforme en grand vent dépendamment du message à transmettre.

    On ne voit pas toujours la beauté. Du moins, on ne sait pas qu’elle vient de l’intérieur. Alors sa présence n’aura d’impact que si elle rejoint ta volonté d’aimer et de nourrir cet amour, de l’éclosion de ton idée jusqu’à son épanouissement.

    Le bon s’ouvre sur la mémoire cellulaire que chacun porte en lui. C’est le liquide qui transporte et conserve le karma du monde. L’eau qui nettoie, purifie, nourrit, clarifie, et se corrompt lorsqu’on l’empêche de circuler librement. L’eau te lave et l’eau te guérit. La bonté demeure dans ce qu’elle apporte.

    Le vrai, c’est cette terre que tu es à même de prendre dans tes mains et de modeler. Là ou tu poses le pied ; ta terre à toi, tes limites, tes frontières. La vérité représente le réel de ta vie. Ce sur quoi ton regard se pose lorsque tu es connecter à ton cœur. C’est l’ordre intrinsèque des choses, la mouvance, la concrétisation. Ce sont tes projets, tes actions.

    Il n’y a pas de vérité, de beauté, de bonté ni de sacré dans le monde virtuel, comme dans l’intelligence artificielle ou la technologie. Il s’agit là d’un mirage du réel projeté par un égrégore que l’on nourrit tous chaque jour inconsciemment. Le cellulaire, l’internet, les moteurs de recherches, l’intelligence artificielle se basent sur les fonctions humaines pour créer. Ces technologies remplacent peu à peu le réel du monde et font basculer les êtres vers la destruction.

    Sans connexion à la terre, à l’eau, à l’air et au feu, l’être humain n’est plus le cinquième élément. Dès lors, il aura besoin d’une puce électronique pour le remettre au goût du jour.

    I. De Blackwood

  • Quand on projette sur ses enfants

     

    Je vous raconterai cette histoire d’une dame qui est venue me rencontrer un jour. Son garçon était un enfant difficile, un caractère rétif, ombrageux.

    On se plaignait de lui à l’école, même que la direction suggérait à la mère la prise de médication. Elle en était là dans sa vie : avoir à prendre une décision. Suivrait-elle les recommandations de la direction qui lui suggérait de placer son petit dans une école spécialisée? Un endroit où des jeunes enfants se confrontent aux adultes et sont déjà considérés par la société comme étant des délinquants. Elle avait bien envie de le retirer carrément du système scolaire, car elle ne voulait pas de cet avenir pour son enfant.
    J’avais vu le garçon une première fois.
    Un air renfrogné certes, il ne parlait pas beaucoup. Lorsqu’il voulait quelque chose, il l’exprimait par des coups de pieds répétés sur le mur, ou en éclaboussant l’eau de sa bouteille partout autour de lui. Son comportement laissait présager du pire au retour d’une réponse négative. Alors la mère accordait du temps à la demande de son fils, avec une douceur et une patience inouïe sans toutefois susciter la satisfaction. Le cercle vicieux prenait de l’ampleur, maintenant à la fois le bourreau et la victime dans son giron.
    Curieusement, lorsque quelque chose attirait son attention, on pouvait apercevoir un regard brillant d’intelligence dans les yeux du garçon, avec, en prime, l’étincelle d’une bonté cachée. Ce qui m’avait fait dire à l’époque d’investiguer davantage du côté de la mère et du père plutôt que du côté de l’enfant, celui-ci étant la résultante d’un désaccord beaucoup plus sérieux entre les deux parents.
    En fait, il représentait toute la frustration que la séparation mise à jour laissait en suspension dans l’air ambiant. Il était tous les non-dits captés comme des interdictions d’être, toute la non-expression de son intelligence émotionnelle, toute la colère refoulée. Il était l’éponge qui avait ramassé tout cela, et ni la mère ni le père ne voulaient regarder en face l’étendue qu’avait pris leur propre désaccord. Ils se renvoyaient les responsabilités de l’un à l’autre, et c’était le petit en bout de ligne qui en écopait. Dans un sens, ça faisait bien leur affaire. C’était le petit qui était problématique, et c’était sur lui que les yeux était rivés. Les enfants nous aiment assez pour sacrifier leur vie pour nous, mais dans ce cas-ci, le garçon répondait parfaitement à ce qu’on attendait de lui.
    La négociation avait été intempestive, car la mère en était encore à revendiquer sa souffrance au détriment des besoins de son enfant. Elle avait des exigences elle aussi, beaucoup plus que le petit en fait, et elle a été aidée au moyen du Voice Dialogue.
    Son changement au fil du temps a influencé positivement et en égale proportion son environnement. Toute la famille s’est mise à changer à chaque fois que la mère exprimait sa vérité. ll s’est bâtie peu à peu une certaine aisance au sein du clan et le garçon a pu laisser aller son côté destructeur pour se concentrer sur son propre développement.

    Extrait du Manuel : Voice Dialogue 2.0

    Isabelle De Blackwood

  • Le déconditionnement

    Le déconditionnement correspond à un processus au terme duquel une réaction acquise cesse de se manifester. Dans le cas qui nous intéresse, nous sommes appelés à nous détacher de l’ensemble des conditionnements qui nous ont forgés en tant que société jusqu’à maintenant. On rassemblera dans cette définition, l’ensemble des valeurs qui nous ont été inculquées depuis l’enfance par les institutions gouvernementales, l’éducation, la famille, l’argent, la justice, l’histoire, les rôles que nous avons joués, la personnalité juridique, la science et la religion.

    Nous ne sommes pas une définition du Dictionnaire Larousse. La psychologie ou la médecine extrapolent aujourd’hui sur des théories qui sont la plupart du temps basées sur des observations personnelles. L’être humain quant à lui, est si complexe que même l’intelligence artificielle n’arriverait pas à le cerner. Donc, vous seul savez qui vous êtes et ce que vous ressentez. Ne baissez jamais les bras devant votre propre intelligence. Apprenez à écouter, observez la nature, apprenez les langages. De la minute ou vous doutez de vous-même, vous offrez votre vitalité aux énergies les plus moribondes.

    Extrait de Passage à vide
    Isabelle De Blackwood

  • Jeux d'ombres
    Si la forme existe, c’est uniquement par jeux d’ombres et de lumières.
    De la lumière diffractée en fait – de l’esprit à l’âme, puis de l’âme à la conscience, et ainsi de suite à l’ego – lumière qui ne se rend que partiellement.
    En ces temps laborieux, nous vivons l’ombre de nos propres consciences réunies. Cela vient du bas et est nourrit par les humains eux-mêmes qui ont oubliés ce qu’ils sont, et qui se laissent manipuler.
    Quand l’ombre nous assaille et prend forme, c’est qu’on l’a confondu avec le réel. La pointer du doigt ne sert à rien d’autre que de l’alimenter et lui donner un pouvoir qu’elle ne mérite même pas d’avoir. Dès lors, on se détache du réel, de soi-même pour jouer un rôle et se fondre dans un décor holographique projeté.
    En éclairant la forme de sa propre conscience, on se repositionne… et l’ombre se dissout.
    Lady Isabelle  xx
  •  

    Non seulement les programmations sont-elles acquises à partir du jour un de notre existence, mais dans le mémoriel de l’âme, certaines programmations ont la couenne dure.

    Le monde astral de l’âme est parsemé de dualité, cela fait partie de sa structure. Toutefois, la plupart des égrégores puissants sont alimentés par l’homme lui-même grâce à des procédés de détournement d’attention. Depuis la fin des croisades, soit au début du 18ème siècle, on a détourné la pensée humaine dans son fondement. Avant cette époque, il n’y avait nul besoin de le faire puisque l’inconscience régnait en maître nonobstant les classes sociales. Mais à un moment donné, la conscience a fait un bond. La renaissance et les mouvements humanistes de l’époque ont favorisés cette élévation massive. On voulait être instruit, que la connaissance soit l’affaire de tous et bien évidemment, des stratégies ont dû être mises en place pour pallier à cette expansion non souhaitable. Le mensonge cosmique a toujours existé. On peut affirmer que ce terme fait référence à la limitation dans la psyché de l’homme qui n’est pas conscient de cette limitation. Depuis 2020, on en parle largement sur les réseaux sociaux en mentionnant des expressions telles ; les endormis versus les éveillés. Mais l’éveillé demeure endormi sur bien des aspects de son être, même s’il voit davantage la manifestation de la noirceur du monde qui l’entoure. Il ne sait pas encore que cette noirceur l’habite, et de ce fait, continue de la projeter à l’extérieur.

    Ce mensonge, c’est justement la vie basée sur la projection extérieure, sur un espace-temps pratiquement figé par des énergies basses, lentes, involutives. C’est le poisson qui regarde la vie au travers son bocal, sans avoir la présence d’esprit de comprendre qu’il en est séparé. Son mental est obnubilé par une perception incomplète du réel de la forme, qui comme on le sait, est manipulé selon des agendas bien précis.

    Le monde de l’astral représente une étape que nous sommes appelés à dépasser. Par un premier éveil bien entendu, ce qui laisse une chance à la connaissance d’entrer de plus en plus dans le voile de l’ego. Aujourd’hui, plus de gens prennent le chemin de la conscience, de la vision intérieure, et sont à même d’agrandir leur perception autrefois limitée. En ces temps de révélations, notre vision chevauche à la fois la matrice et le plan du bas astral. Le poisson prend conscience qu’il est séparé du monde, tout en prenant en considération l’existence de son bocal. Ce qui ne lui donne pas encore les moyens d’en sortir. Bien que nous soyons au parfum des stratégies mises en plan dans les mondes invisibles pour tenter de maintenir en place une matrice artificielle, nous n’avons pas la maîtrise des barrières que nous érigeons dans notre propre psyché, ni de ce qui filtre la lumière.

    Nous l’empêchons d’entrer pour diverses raisons, notamment par les programmations astrales dont nous n’avons pas la main mise et les croyances que nous continuons d’entretenir en sachant toutefois qu’elles ne sont plus nécessaires. On pourrait penser que c’est de la paresse et on n’aurait pas tort. Bien que le savoir nous percute, notre volonté d’agir n’est pas encore assez solide. Du reste, bon nombre de personnes ne savent pas quoi faire, et s’ils le savent, trouvent que les solutions sont trop simplistes pour être efficaces.

     

    Illustrations : La lumière de l’esprit descend et s’infiltre par les brèches dans le voile de l’ego. La perception de l’individu s’agrandit. En position d’observateur, il voit le scénario, apprend à discerner les formes et à s’en détacher. 

    C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle nous continuons de vivre des années noires. Plusieurs ont encore besoin de voir, de vivre des influences extérieures pour finalement se ramener à eux-mêmes. Cette impression d’écœurantite que l’on vit actuellement doit pousser les personnes volontaires à se détacher du monde matériel, des croyances et de la vie d’avant. On se rend compte que ce n’est pas vraiment la forme qui est problématique, ni la dualité comme telle qui émerge du monde de l’astral, c’est la perception de l’individu. Il croupi encore dans l’inconscience face à lui-même, non instruit de ce qu’il est ou des responsabilités qui lui incombe d’avoir dans son retour à l’esprit. Tout cela demeure bien incomplet.

    On sait que l’intelligence vient de l’esprit, que l’esprit descendra dans la conscience de l’homme au fur et à mesure qu’il aura nettoyer cette fine couche de fumée qui appartient au monde des polarités sur lesquelles s’appuie son quotidien. Si on sait lire les manifestations extérieures comme on lit un livre, on pourra traduire les chemtrails et tout ce qui vient du ciel comme étant des éléments de notre conscience. Une conscience encore dans le brouillard, qui cherche une porte de sortie, encore cachée de sa propre lumière. Une conscience qui s’attache à la propagande, source de diffraction de sa lumière personnelle. Plus la lumière entrera dans la conscience de l’homme éveillée, plus son mental ego s’effondrera. C’est ce que l’on voit dans la prochaine illustration. La vie que nous partageons
    ensemble en Amérique du Nord comme à travers le monde, est une fabuleuse métaphore de ce qui se passe dans le mental de l’homme. Je ne sais pas si mes illustrations vous ont appris quelque chose au-delà des mots que j’utilise, mais c’était mon intention. Le nouveau mental de l’être humain se nomme le supramental. Et c’est grâce à ce positionnement de la conscience que le voile du mensonge cosmique qui limite notre perception face à la vie, se dissipera.

     

    I, De Blackwood, Extrait de Passage à vide

  • Clin d'oeil

    Souvent en marchant, il me vient des idées loufoques. Si bien que je me demande pourquoi ma pensée prend le large, et puis je trouve.

    Ce matin, mon trajet me transporte au abord d’un chemin de campagne. Les couleurs de l’automne sont absolument merveilleuses. Quand j’arrive près des grands champs, j’observe ceux qui sont déjà prêts pour l’hiver, et les autres qui attendent le gel avant la récolte du maïs.Au fond de l’horizon, tout près des bois, cet aigle que je connais, plane sans jamais bouger des ailes. Je contemple son vol alors qu’il tourne en rond encore et encore durant quelques secondes, puis fuit subitement. Il a vu quelque chose.Je me met alors à balayer des yeux le décor, tentant d’imaginer ce qu’il a pu voir. Et l’idée me vient de cet aliens du film THE PREDATOR. Mesurant une quinzaine de pieds et habillé tout de noir, il tourne la tête dans ma direction. Je sais dès lors que s’il décide d’enclencher sa course, il sera dans ma bulle en moins de deux, et mes chances de survie sont égales à zéro.

    Alors je réfléchis aux scénarios possibles, et du coup, je m’arrête sur celui qui fait le plus de sens ; une attitude de « non » que je vous explique à l’instant. Oui ça a l’air stupide quand on y pense, mais j’ai déjà vécu quelque chose de similaire à maintes reprise avec les chevaux. Car, croyez-moi, ils ne sont pas tous dociles. Certains utilisent l’intimidation pour se placer en dominant, et quand ça marche, quand l’homme a peur, l’escalade des moyens pour maintenir la dominance impressionne.

    Mais la force de l’intention est prodigieuse si on ne laisse aucun doute s’immiscer. Devant un cheval qui me charge au grand galop, avec la bouche ouverte et prêt à mordre, je fais un pas en avant.

    Dans ma tête, une seule idée persiste.

    Je lui dis mentalement et à travers ma posture, que s’il me frôle d’une quelconque manière, je fais un steak avec lui.

    Je l’attend sans broncher.

    Il s’arrête de façon spectaculaire à environ une longueur de cheval, se retourne et fait semblant de passer à autre chose. Dans sa tête, il se demande s’il doit me « truster » ou fuir, et je vais vers lui sans plus attendre. La tension se relâche.

    C’est ridicule je sais, mais devant cet aliens, je ferais la même chose, et ça me réconforte de le savoir. Pourquoi ne pas devenir chummy-chummy avec lui ! Je repense à tout cela en me disant que tout est illusion, et que cette position de « non » est une énergie fabuleuse que l’on peut habiller chaque fois que l’émotion tente de prendre le dessus sur l’intelligence.

    I. De Blackwood

  • Principe de volonté

    Krishnamurti disait que dans tout désir, tout acte, même le plus insignifiant qui soit, il y a des répercussions dans le champ d’énergie qui nous entoure ainsi que dans celui que nous portons en nous. C’est comme la goutte de colorant rouge que l’on introduit dans un verre d’eau limpide et qui en colore l’entièreté.

    Donc toute pensée qui s’immisce dans notre conscience, qu’elle soit négative ou positive, a un effet immédiat sur notre organisme cellulaire, puis sur les vibrations qui émanent de notre corps et rayonnent à l’extérieur. Par conséquent, vigilance et volonté deviennent des forces puissantes, qui nous orientent dans la direction que nous souhaitons voir venir.
    Quand la volonté n’est pas, c’est le programme de base qui prend le relais, celui de l’inconscient. Celui-ci, nous le savons déjà, n’aime pas le changement. Il en a même horreur. Il reproduira dans une exact précision les mêmes expériences que la veille et l’avant-veille afin de maintenir le statu quo dans tout le système. Quand la volonté est dirigée par l’ego, on n’est guère plus avancé. L’ego étant un ensemble de filtres qui répond bien aux programmations de la matrice et qui en général est pratiquement toujours en conflit.
    Par où devons-nous commencer, me direz-vous ? Par la connaissance de soi bien entendu. C’est inévitable. Si on ne se comprend pas soi-même dans nos structures, on se retrouve la tête dans les nuages, dans un monde irréel. Chacun doit apprendre à s’observer, à analyser ses comportements, ses ressentis, à traduire les différentes formes de langages, celui du corps à priori, puis celui de la réalité qu’il projette.
    Ce qui est réellement en train de se passer en soi-même demande qu’on s’y arrête, qu’on active sa conscience pour prendre du recul, qu’on mette en marche les facultés du néo-cortex ; l’analyse, la réflexion, le discernement, la synthèse pour décrire des éléments plus abstraits, présents dans l’énergie. Les deux hémisphères sont sollicités d’une égale manière. On peut dès lors observer en fonction de nos rapports, parce que la vie est une perpétuelle mise en relation. Il devient inutile de s’asseoir sur un coussin dans un endroit tranquille et de méditer durant des heures. Lorsqu’on en comprend le principe, on se rend compte que personne n’existe de façon isolée. Nous avons besoin de reflet pour avoir conscience de soi, de relation avec des personnes, des choses ou des évènements, pour se tricoter une histoire.
    I. De Blackwood