La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

Lady Isabelle De Blackwood
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

  •  

    Et moi ce que je vois, ce ne sont que des bonnes nouvelles.

    À priori, les systèmes anti-vie se dégradent dans un processus tout-à-fait naturel. Le cycle de destruction s’achève. Les consciences s’élèvent et délaissent de plus en plus les chaînes matricielles, et ceux qui n’arrivent pas à profiter de ce mouvement pour s’élever, disparaîtront tout simplement dans la récupération.
    Tout ce qui ne vibre pas aux nouveaux courants de vie, ne survivra pas. De nouvelles structures vibratoires prennent place. C’est la fin du communisme, des agendas mondialistes qui ne pourront tenir bien longtemps encore sur des bases inversées qu’ils essaient de maintenir artificiellement.
    La vie, la nature, le cosmos, c’est la base de notre monde.
    Les éléments quant à eux seront toujours au-dessus des agendas de destruction et de contrôle. L’air est pure au-delà du voile des chemtrails.
    La nature est intelligence, Elle transforme et recycle. Ce qui appartient à la terre renaîtra sous une forme plus claire, plus pure, et le feu effacera les traces non-organiques du monde précédent.
    Rien de ce qu’ils ont à l’agenda ne tiendra la route plus d’un moment encore car le temps s’accélère.
    Je vois une nouvelle race d’être naître, resurgir de l’ancien, plus blanche dans sa lumière, plus subtile dans sa composition.
    Une confrérie, et non pas une communauté.
    Des êtres égaux et complets en eux-mêmes, qui peuvent être seuls ou ensemble. Il n’y a pas de différence de couleur, de complexité de genres et le temps n’existe plus. Cette nouvelle race est consciente de ce qu’elle est, de ses facultés et fonctions, de son pouvoir, de son intelligence et de son interaction avec les flux d’énergie qu’elle maitrise bien. Elle est détachée des cendres du passé qui n’existe d’ailleurs plus dans aucune autre fréquence.
  •  

    Structurer sa conscience, c’est quelque chose qu’on arrive à faire après s’être engagé sur son chemin d’évolution et d’avoir repris en main la responsabilité complète et totale de sa propre existence ; soit 100% de la réalité qu’on projette.
    Le fait d’impliquer la suprématie des forces aliens dans le processus d’élévation de la conscience humaine, réduit d’emblée sa souveraineté. On est souverain ou on ne l’est pas.
    La conscience humaine porte en elle la capacité de dépasser ses programmations, et de transmuter les manifestations qu’elle ne contrôlait pas avant.
    Avec la connaissance de soi et la maîtrise que cette connaissance implique, on apprend à intégrer nos polarités, plus spécialement à les harmoniser. Si on ne les intègre pas, ces énergies refoulées seront exclues de la personnalité primaire sans toutefois cesser d’exister. Elles parasiteront les pensées et les comportements et créeront malgré notre volonté, les conflits mondiaux que nous vivons à l’heure actuelle. Rien ne se perd.
    En fait, ce que crée l’esprit pour faire évoluer la conscience doit être perçu sans y mettre de jugement et sans lui donner de direction précise par l’entremise de notre corps émotionnel. Les éléments qui se présentent à la conscience et qui, une fois accueillis dans notre champ, sans résistance, enrichissent l’expérience humaine. On peut soit les utiliser, soit les regarder passer. Les émotions quant à elles doivent être gérées pour et par l’intelligence du cœur puisque la plupart du temps, elles sont polarisées, et nous débalancent.
    L’éveil qui permet d’atteindre le surmental est l’étape suivant l’intégration du mental et de l’ego. C’est d’abord la prise de conscience de l’illusion de la pensée subjective dont je parlais plus tôt, et des conséquences que cette pensée peut avoir sur l’expérience humaine qui finalement, n’en est pas une.
    Cela représente le dépassement de cette pensée subjective jusqu’à un mode de compréhension et d’entendement dénudé d’attachements et de croyances ; de plus en plus réel.
    C’est donc une ouverture nouvelle sur une forme d’intelligence qui nous invite à une conscience plus vaste et plus parfaite que l’on appelle le soi supérieur.
    Cette étape permet à l’être humain de voir plus loin, et de façon plus claire dans son esprit. Bien que plusieurs personnes soient dans cette intelligence depuis le début de la fausse pandémie, reste qu’ils n’ont pas encore accepter la responsabilité de leur pensées et de leurs actions. Ils ne se voient pas eux-mêmes dans les parties d’ombres et ne se reconnaissent pas. Évidemment, cette attitude ne fait qu’amplifier la noirceur.
    La conscience voyage.
    Elle chute dans des courants chauds ou froids, blanc ou noir, et se recentre aléatoirement, car elle n’est pas suffisamment puissante pour se maintenir en fréquence et donner aux êtres humains une vision totale de ce qu’ils sont dans la multidimensionnalité.
    La lumière de l’intelligence pure n’est pas encore arrivée jusqu’à eux et la raison en est bien simple ; cela les ferait disjoncter.
    Pourtant, la lumière doit descendre dans la matière, et ce sera au rythme de chacun. C’est l’aboutissant du chemin d’évolution et de la fin de ce cycle d’enfermement.
    Dans le chas de l’aiguille – Lady Isabelle
  •  

    Si je vous parle du supramental aujourd’hui, c’est que la conscience d’un plus grand nombre de gens s’est reliée à cette étape de l’intelligence. Ce n’est pas une majorité bien au contraire, mais cette minorité tend à vouloir dépasser le plan astral pour rejoindre un plan plus élevé de conscience.
    Nous avons dépassé le plan ou l’âme est prisonnière de ses programmations et qu’elle s’est attribuée une mission.
    Nous avons dépassé la croyance qu’on doit évoluer par la souffrance, et celle ou la culpabilité nous tient en otage.
    Nous avons compris que cette partie de l’âme qui a chuté dans l’astral n’est qu’une structure mémorielle parasitée, qu’elle contient la plus belle version de nous-même ainsi que la plus laide puisqu’elle est faite de nos dualités.
    Et que tout ce qui se situe au niveau du plan astral, que ce soit dans le haut ou dans le bas, Karmas, contrats d’âme, âmes sœurs, entités célestes ou démoniaques, ne sont que des pièges d’enfermement pour l’esprit en involution.
    Le monde astral est le monde de la forme, des fractales, des entités issues de notre champ de conscience, qui ne sont que de l’énergie personnelle diffractée. Sa structure duelle est une condition essentielle pour manifester la vie au niveau matériel. Cependant, qu’on soit du côté des anges ou des démons, l’astral ne représente que la symbolique appartenant aux cartes mentales privées des individus ; leur programmation de base.
    Ces mêmes cartes sont les assises nécessaires à l’émergence de la personnalité humaine.
    Oui, car sans ego, nous ne serions pas ici dans un corps physique et vous ne seriez pas en train de me lire. L’ego étant l’extraordinaire filtre psychologique d’où nait notre personnalité.
    Dans le chas de l’aiguille – Essai Lady Isabelle
  •  Tout est là déjà, en soi-même.

    La liberté de créer nous appartiendra toujours, et notre réalité ressemblera en tout point à ce que nous imaginons, maintenant, au présent, dans nos consciences.
    Instantanément.
    L’être humain a des facultés mentales fantastiques, Elles lui permettent de voir, de chercher, d’analyser, de discerner, de faire des synthèses, d’en tirer des conclusions, puis de réaliser que derrière tout scénario finalement, derrière toute existence, il y a une perception d’individu qui détonne, influence, tri, généralise, sépare, essore, et se prouve en continue combien elle a raison.
    Le savoir de l’esprit descend en ceux qui ont pris soin de nettoyer leur espace intérieur, après avoir fait le vide de toutes influences et croyances extérieures.
    En position de révérence, la conscience et ses perceptions non intégrées par la connaissance des ses propres structures, s’abandonne à sa guidance intérieure ; pas de guides non, pas d’anges, pas de maîtres, mais bien Soi, seul avec tout ce que nous sommes dans l’intelligence de la source infini.
    La connaissance de soi, de notre fonctionnement dans tous nos corps et dimensions d’existence, et ce, dans les structures et Lois qui les encadrent, demeure le phare qui nous éclaire en l’absence de l’esprit. Avec cet éclairage sur la vie, muni d’un certain recul, nous pouvons retrouver à tout coup notre centre, et ainsi, nous laisser vivre ce que nous avons besoin de vivre pour nous prouver à nous-mêmes que nous créons, encore et encore.
    Lady Isabelle xx

  • Autant auparavant, c’était monnaie courante de voir des groupes s’organiser ou « faire le party » dans sa cour arrière, autant aujourd’hui il me semble que cela n’a plus de sens.

    Vous en pensez quoi ?
    Les partys et les rassemblements « juste pour le fun » ont une connotation politique, pour déterminer à priori dans quel camp on se situe, sinon ils sont tout simplement absent de plus en plus.
    Les rues sont vides. Les gens consomment.
    En ce qui me concerne, les menteries ont assez duré, et les menteurs aussi. Ce qui nous laisse très peu de choix pour les rassemblements ou l’on échange vraiment.
    Enfin, cette transition de vie difficile est tout de même quelque chose d’individuel. Le serpent se délaisse de sa vieille peau et en même temps, il s’en reconstruit une nouvelle. Quel exploit !
    La mutation a lieu lorsque nous n’avons plus de repères dans ce monde corrompu avec lequel on détonne. Plus rien ne nous fait vibrer. N’est-ce pas comme cela que nous vivons cette fin de cycle ? À cheval sur les dimensions, alors qu’on doit constamment se recentrer et retrouver le « Je suis ».
    On doit penser en terme vibratoire, car la forme, comme le dit cette chère Arwen de La Réault, n’a plus vraiment sa place si l’on veut se baser sur quelque chose de réel pour créer sa future vie.
    C’est un questionnement incessant, de soi à soi-même, que l’on est appelés à faire, et en même temps, c’est avec une conscience plus soutenue que nous vivrons chaque minute d’un quotidien nouveau.
    Que nous souhaitons tant,
    Que nous chérissons tant, alors que notre cœur prend enfin les commandes.
    La position de l’observateur se développe ainsi pour celui qui apprend à se détacher de ce qu’il projette, qui ne participe plus dans le maintien d’une matrice artificielle.
    D’emblée, il se sens mal devant les avenues qu’on lui propose.
    Il devine qu’on veut le manger, qu’on a besoin de sa vitalité, de sa force et de son énergie. Alors il dit NON, et il agit en conséquence.
    Il se change intérieurement au fur et à mesure qu’il prend conscience de ce qu’il porte en lui-même, et laisse cette peau vieillir derrière lui.
    Valorisant les échanges profonds, lorsqu’ils passent… et accueillant la nuit en toute gratitude, il chemine et découvre son Eden à lui, son jardin d’abondance.
    Lady Isabelle xx
  •  

    Ceux qui ont choisis de ne pas monter à bord du train de la médiocrité ;
    Ceux qui pensent par eux-mêmes, élèvent leur conscience et ont conservés leur précieux discernement ;
    Oui, les gardiens de l’autonomie, de la connaissance, de la pérennité, ceux qui n’ont pas besoin qu’on leur dicte quoi faire et ne dépendent pas de quiconque pour prendre des décisions ;
    Nous sommes ceux qui font face à l’ampleur des mensonges qui nous sont proférés jour après jour pour manipuler les consciences, servir des intérêts privés, et nous détourner de notre pouvoir intrinsèque ; nous rendre complices.
    L’élite, ce sont ces éveillés qui ont compris la portée de leurs gestes sur le monde du vivant.
    • Qui préservent la vie, la nature, les animaux, avec amour, qui agissent dans une mentalité prospère ;
    • Ils reconnaissent en eux-mêmes et dans chaque être, le caractère sacré de ce qu’ils sont ;
    • Ils sont engagés dans des actions créatives, conscients et responsables aussi de ce qu’ils créent ;
    Avec courage dans l’adversité, ces gens maintiennent le niveau vibratoire de la planète élevé. Ils se moquent des discours présomptueux et réducteurs qui ne les atteint pas. Ils s’unissent ensemble dans un même esprit, pour alimenter le nouveau monde dans la joie,.. tout en regardant l’ancien s’effondrer, dans l’intelligence, la gratitude et le respect.
    Vous reconnaissez-vous ? L’élite c’est nous !
    Bon début de semaine les amis(es)
    Lady Isabelle xx
  •  

    Je suis une éternelle romantique. J’aurais du naître à une autre époque. Celle ou on fréquente un homme sur le long terme, pour apprendre à se connaître et développer de réels sentiments, avant de s’engager dans un chemin à deux.
    Une époque où la littérature, la poésie, la musique, l’art et les bonnes manières étaient témoins de talents réels, de génies réels et de vertus. Une époque où le respect de la vie, de la beauté, du sacré revêtait une autre forme.
    Des époux qui se vouvoient, et pour qui le discours restait élaboré malgré les situations, moi ça me renverse. Pour preuve, à 95 ans, mes parents ne se sont jamais chicanés ni en public ni en privé… jamais manqués de respect envers l’autre une seule seconde. On ne connaît rien de cela aujourd’hui.
    Honneur et vertus, on se demande encore ce que ces mots veulent dire tellement on nous a infiltré dans nos modes de vie quotidiens. La manipulation a fait son chemin sous l’appellation du progrès, et pourtant, qu’est-ce qu’on a gagné vraiment ?
    Rien du tout puisque tout s’effondre.
    Les relations amoureuses se basent presqu’uniquement sur l’exploitation de l’un et de l’autre pour ses propres besoins. À quoi peut-il ou elle m’être utile dans ma vie ? C’est l’agenda qui nous sert d’exemple. On se met en couple pour étaler ses biens matériels sur les réseaux sociaux. Les gens ne savent même plus ce qu’est aimer.
    Toutefois, la vie m’aura partiellement entendu sur ce point, ayant eu des conjoints 10-15 ans plus âgés que moi, et fervents des mêmes modèles. Honoré de Balzac aurait pu sourire d’entendre ainsi réciter ses lettres. Aujourd’hui, moi qui suis célibataire depuis longtemps, on dira que ce temps est révolu, mais il vit toujours en moi. C’est l’étincelle de noblesse qui enflamme les cœurs.
    Bon Dimanche
    Lady Isabelle xx
  • Dépendance quand tu nous tiens

    Comment échapper à la dépendance affective quand des milliards de personnes y sont engluées ? Tous les jours, on entend des témoignages en ce sens. Pour commencer, il faut reconnaître que peu d’entre nous ont eu une enfance véritablement heureuse. Toi et moi, nous avons tous eu des parents avec leurs propres lacunes, qui suivaient, exactement comme nous aujourd’hui, le modèle conditionné de l’amour en 3D.

    Même en 2022, nous peinons à comprendre nos besoins. Nous ne savons ni les écouter ni leur accorder de crédit. Peut-être es-tu à l’écoute de ce que dit ton corps, mais j’en doute. Tu as peut-être compris que tes émotions sont un indicateur de travail intérieur, mais si tes comportements contredisent ce que tu penses et ce que tu désires, c’est signe que tout cela n’est ni aligné, ni juste pour toi, ni intelligent.
    La venue d’internet nous a déconnecté du réel. On sait qu’aujourd’hui les relations amoureuses sont jetables. On ne sait plus comment les définir, encore moins les vivre, et bientôt, on ne saura même plus ce que c’est.
    De plus, avec l’émergence des communautés LGBTQIA+, certains craignent de ne plus savoir qui ils sont. On invente alors des problèmes qui n’existent pas. On en fait des descriptions scientifiques qui se transforment en croyances et en maladies dans lesquelles les gens s’engouffrent et se définissent. « Moi, je suis comme ceci ou comme cela. Youpi ! » Qu’est-ce que nous aimons avoir une étiquette !
    Cependant, cette chère étiquette n’améliorera pas les carences affectives dont tu es peut-être victime, car elle nous éloigne du sujet principal. Encore une fois, on met un pansement sur une blessure que l’on n’a pas le courage de regarder en face. En parallèle, ces manques que l’on qualifie souvent de « vide intérieur » deviennent pour beaucoup des maladies, physiques ou mentales, que l’on traite comment ? Avec des pilules, bien sûr. De la sorte, on anesthésie le corps, on déconnecte le système neuronal, et par conséquent, son précieux message évolutif disparaît.
    La dépendance affective engendre toutes sortes d’autres dépendances : à l’alcool, au sexe, à la cigarette, au sucre, à la nourriture ou à la drogue. Pourtant, le geste demeure le même. C’est une forme d’autodestruction inconsciente, un trou sans fond d’une tristesse sans borne. Et quand on y pense, on comprend que l’origine reste la même.
    Entre 0 et 6 ans, nous traversons une période cruciale où se construisent de nombreux scénarios de vie. Ces scénarios se basent sur des essais comportementaux issus des différentes soifs existentielles de l’enfant, notamment les besoins de reconnaissance, de structure ou de stimulation, ainsi que le parrainage (négatif ou positif) ou l’absence de parrainage des parents. Cet enfant continue de vivre en toi, et si tu n’as pas pris le temps de lui accorder de l’attention, de le comprendre et de mettre à jour tes programmes comportementaux, ils non seulement perdureront, mais deviendront ce que tu connais d’eux aujourd’hui : envahissants. Ils posséderont ton esprit.

    Aujourd’hui, avec ce que nous connaissons de l’évolution humaine, il n’y a plus de raison de demeurer dans ces programmations appartenant à la « matrice ». L’être humain est suffisamment évolué en conscience pour développer son intelligence affective et s’éloigner, s’extirper des souffrances que génèrent ces comportements carencés.

    Cependant, pour y parvenir, il faut un minimum de volonté. Cette volonté qui pousse l’être humain à vouloir changer. Non pas au moyen d’un transfert de dépendance, non. Mais en allant directement dans la souffrance afin de la comprendre, d’apprendre à l’aimer, et de l’éradiquer. C’est le chemin le moins fréquenté, mais c’est le seul qui vaille.

    Lady Isabelle xx
  •  LA GUERRE DU BIEN ET DU MAL

    Dans le processus de dégradation qui mène à la mort en général, il y a différents cycles que l’on reconnait bien si on a pris le temps de les observer. Dans la nature, rien qu’en observant les saisons, on est à même de réaliser ce que ces cycles comportent. La mort cellulaire en est un autre bon exemple puisqu’on peut peut la diviser en cycles : l’apoptose, l’autophagie et la nécrose. Bref, il en va de même avec tout ce qui existe sur terre.

    La décomposition des corps, qu’ils soient denses, mentaux, organisationnels, systémiques ou énergétiques comportent approximativement les mêmes propriétés. Si bien qu’à l’apparition par exemple des bactéries sarcophages, on peut penser que non seulement il n’y a plus de retour en arrière, mais bien une transformation qui s’immisce vers une nouvelle forme de vie.
    Il en va de même pour ce que nous sommes en train de vivre. Que l’on dise qu’il s’agit ici de guerre du bien et du mal, et voilà qu’on se trompe car malheureusement personne ne va gagner. Le bien et le mal ne sont qu’une seule et même chose qui répond aux structures et aux lois du monde de la forme. Ils sont parties prenantes des processus normaux d’une restructuration de la conscience, un changement de contenance tout-à-fait naturel qui fait suite à la putréfaction des corps.
    Ce n’est jamais agréable j’avoue de faire face à la mort quelle qu’elle soit. Cela demande un détachement profond à la forme.
    La mort d’une illusion, de systèmes. d’habitudes, de croyances, de gouvernances fait partie de la vie. C’est l’étape finale du cycle descendant, et ces principes-là sont les fondements même des Lois cosmiques dans lesquels nous pouvons voir l’infinité et l’éternité de ce que nous sommes.
    La terminaison du cycle actuel nous montre bien le fond du baril. La merde est là, le corrompu, la putréfaction. Bien des situations en font foi. Il ne faut pas rester figé sur cette idée de perte d’un monde qu’on ne veut plus. Nous sommes plutôt appelés à lâcher-prise sachant que forcément un cycle ascensionnel se trouve à être la suite logique des choses.
    L’esprit n’a pas de limites à l’expérience qu’il peut nous faire vivre.
    Souvenons-nous que l’esprit n’est nul autre que nous-même à un niveau réalisé.
    Être en contact avec SOI nous rassure en tant qu’ego, que la transition se fera sereinement… car personne n’a dit que l’ego devait se soustraire de l’équation. Au contraire, il fait partie des structures même de la verticalité et c’est grâce à son éveil, ses éveils devrais-je dire, qu’il s’harmonise et a soif de grandir.
    Lady Isabelle xx
  • Pendant une longue période de ma vie, ma mère a été la personne que j’ai le plus aimé au monde. Je crois que je l’aimais plus qu’elle ne s’aimait elle-même.

    À cette époque, je la protégeais en répondant à ses attentes de mère. Je lui obéissais comme une petite fille modèle pour lui enlever la lourdeur des tâches quotidienne qu’elle n’avait pas toujours choisit de faire. J’étais beaucoup à l’écoute et au-devant de ses besoins ; tout cela je pense, pour lui plaire.
    Probablement que la plupart d’entre vous avez vécu quelque chose de significatif avec votre maman puisqu’il s’agit ici d’un lien assez particulier ; le lien maternel. La mienne, je l’ai aimé à m’oublier, essayant tant bien que mal, et avec la compréhension d’un enfant, de recevoir un minimum de retour dans toute cette manifestation. Mais ça n’est jamais arrivé.
    Heureusement que cet état de chose a changé avec la maturité car je suis devenue cette personne pour moi-même. Ça aura pris du temps vous me direz, un long cheminement, beaucoup d’amour propre, autant de compréhension, et avec l’accueil et l’acceptation, j’y suis parvenue.
    Vous savez, je me suis rendu compte avec les années, qu’enfant je n’avais jamais aimé ma mère pour ce qu’elle était vraiment, mais pour ce que je voulais qu’elle soit pour moi, dans ma pensée et dans mon cœur. Ma mère jonglait avec ses propres démons et n’en parlait à personne. C’était son choix de vie, ce qu’elle avait appris à faire. Elle jetait ainsi toutes les choses déplaisantes dans le tiroir d’en arrière et faisait toujours comme si de rien n’était.
    Je ressentais ses tourments, et rattachées à eux, je voyais les réponses. Oui déjà, dans ma petite tête d’enfant, des solutions je ne voyais que ça. Je voulais tellement aider… mais aider parfois c’est aussi se taire et accepter qu’il en soit ainsi. Je souhaitais avoir une maman guérit alors qu’elle apprenait les leçons de la vie, qu’elle évoluait au travers son mal-être, si toutefois il y en avait un, à son rythme à elle. Je me suis alors détachée.
    Notre façon d’aimer se calcule souvent ainsi, en fonction de notre vision du monde, de nos propres besoins. Cela va de soi lorsqu’on est un enfant, mais à l’âge adulte, notre rapport à l’autre doit se transformer en quelque chose de plus humain et de plus altruiste.
    Nous devenons autonomes alors que l’amour véritable se conçoit dans l’accueil, dans le lâcher prise et dans l’acceptation.
    Aimer, c’est offrir à l’autre un espace à occuper, lui faire de la place, le reconnaitre dans ce qu’il est, sans le juger, sans avoir d’attentes. Mais pour espérer prendre soin de ceux que l’on aime, il faut d’abord et avant tout avoir appris à s’aimer soi. Je l’ai appris à mes dépens.
    – C’est en effet par le détachement que j’ai appris à m’aimer maman au fil des années. J’ai commencé par me détacher d’un lien négatif que j’alimentais à sens unique de façon bien inconsciente.
    Il s’agissait probablement d’un attachement puissant qui se composait soit de nos blessures communes, soit de mon désir de réussir à tous prix dans l’image que je me faisais de toi et moi au détour de la réalité. Et dans le fond, rien de tout cela n’avait à voir avec la mission véritable de l’amour.
    Je me suis dit que pour t’aimer vraiment, j’avais moi aussi besoin de trouver ma place, et de te laisser la tienne, toi qui la criait depuis si longtemps. Voilà ce que j’ai fait au moment même où tu m’as dit : – si tu as besoin de t’en aller ailleurs pour retrouver qui tu es et te permettre d’être, alors vas-y.
    Cela en a-t-il valu toute la peine ou tous le chagrin qui en a découlé par la suite, je ne saurais l’affirmer.
    Par contre, j’ai découvert grâce au détachement que notre matrice est bien plus grande encore que le lien physique d’une mère ou d’un père. C’est la structure sacrée de notre Moi véritable, et de tout ce qui y vit.
    Avant même de naître, nous étions. Avant d’incarner ce corps physique, nous sommes et nous serons toujours cette essence, même dans l’après. Nous respirons dans l’expérience humaine comme le fait un poisson dans l’eau alors que toutes les dimensions deviennent possibles pour nous dans un seul et même temps.
    Nous puisons sans cesse à même l’arbre de vie puisque nous sommes à la fois la graine, l’arbre et les fruits.
    J’ai reconnu ma mère plus tard, cette matrice innommable et sans fin, et lui ai dit :
    – Tout est là en toi maman ; mes apprentissages, les leçons de la vie, les fois où je suis tombé, et celles où je me suis relevé. Tout y est ; l’appel de mon cœur, et la réponse d’une matrice aimante qui m’enveloppe complètement et me submerge.
    Au-delà de l’abondance et des manques, tu as su comment me soigner et me guérir. Je te dois tout.
    Tu connais mes plus profonds désirs comme mes plus grands tourments et tu es là, à attendre patiemment que je me manifeste à toi dans l’abstraction de mon être, afin d’ouvrir ta main et me la tendre à nouveau. Tu es là, et sans cesse tu m’accueille dans ce que je partage au quotidien.
    Sans me juger, tu me laisse être. Tu me donnes cette place qui est la mienne. Tu me donnes toute la place que je veux bien prendre.
    Sans intervenir, tu me laisse libre dans mes choix, libre d’avancer comme bon me semble et je t’en suis reconnaissante.
    Tu me donne tous les espoirs, toute la passion nécessaire pour me permettre de créer moi aussi la réalité naissante de mon monde imaginaire. J’essaie d’être comme toi, à ton image, pour être à même moi aussi d’atteindre toute la perfection de l’amour que tu transportes en toi. Maman la vraie… qui es-tu donc finalement ?
    Je te vois en chacun de nous, en moi comme en la parole que j’utilise maintenant pour acheminer ton existence à l’intérieur de chaque possibilité.
    C’est l’évidence que je te connais depuis toujours. Toutefois, pour maîtriser ton énergie et laisser ton amour entrer en moi, il a fallu d’abord me reconnaître dans ma souffrance et apprendre à l’aimer.
    Cela sans renier l’existence des parties sensibles qui m’habitaient et qui restaient en suspens dans l’air, dans l’attente simple de pouvoir elles aussi exister. Toutes ces choses que tu as créés finalement portent en elles leurs propres perfections.
    Ah, que j’aurais aimé comprendre le sens de ton amour dès le départ, mais je conçois que j’avais à passer par ce chemin pour arriver à parler ton langage. Celui-là même que tu utilises aujourd’hui pour me dire à quel point tu m’aime.
    Je m’en souviendrai toujours…
    Cette fois précise où je t’ai senti m’envahir, j’ai compris que tu allais demeurer en moi éternellement à condition que je garde la porte ouverte. Tu es le contenant de mon univers, ma matrice à moi. Tu es le pont subtil entre ma vie et ma mort qui en fin de compte ne sont qu’une seule et même chose ; toi.
    Maman, ma toile de fond, assise sur tes ailes je m’ouvre à la beauté que tu m’inspires.
    Lady Isabelle – Mots de l’âme Éditions ADA 2014