La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

I. De Blackwood (Lady Isabelle)
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

Cigale ou fourmi

Avant, j’étais 100 % cigale. Comme bien des gens, j’aimais penser que la vie est éternelle et qu’il n’y a pas de lendemain. C’est l’idéal de vivre au présent comme la cigale vous savez. On en retire beaucoup de bénéfices. Les peurs ne s’accrochent pas à ceux qui vivent au présent, mais selon moi, ça fait son temps. Il importe d’avoir une tête sur les épaules et les pieds sur terre, sans que cela ne devienne une habitude. Et si vous m’aviez dit ça à 25 ou 35 ans, je vous aurais envoyé paître…. un jour à la fois.

J’ai passé ma vie à jouer comme la cigale. Je ne le regrette pas, parce que c’était impossible pour moi de faire autrement, par exemple d’entrer trop profondément dans les conditionnements sociétaires. La cigale est libre, présente, indépendante. Ce qui signifie que je n’ai jamais eu de « Boss ». Ouep, j’ai toujours travaillé à mon compte, portant tous les chapeaux, relevant tous les défis. Des fonds de tiroir, j’en ai gratté souvent, longtemps. Toutefois, j’avais en moi cet éternel optimisme du « Roger bon temps » qui voit la coupe à moitié pleine. Je suis devenu experte en solutions de tout genre. Ce qui fait que je ne me souciais pas vraiment de demain.

Je n’ai pas empilé de fortune. Je n’ai pas prévu l’après.

Aujourd’hui, j’essaie d’être davantage une fourmi, sachant que mon espérance de vie tourne autour de 100 ans comme Janette Bertrand (père et mère encore vivants dans leur maison à 98 ans). J’observe ce qui s’annonce en 2026 et au-delà, et je ne peux m’empêcher de penser qu’à 85 ans, 95 ans, je n’aurai peut-être pas la même verve, mais mes valeurs, elles, ne changeront pas. Je serai toujours la même battante, le même électron libre.

J’espère bien continuer à chanter comme la cigale, mais ce serait fou de croire qu’on puisse rester complètement autonome à 100 ans sans avoir un coussin pour atterrir quand on tombe. Ça fait moins mal il me semble. Alors, j’avance en équilibre : un peu cigale pour savourer le présent, un peu fourmi pour préparer l’avenir (pas facile). Et si la vie m’a appris une chose, c’est que l’essentiel n’est pas de choisir entre l’une ou l’autre de ces positions, mais de savoir trouver le juste milieu.

Je souhaite que vos journées soient remplis de moments où vous pourrez chanter comme la cigale, en savourant la beauté du présent, tout en gardant l’engagement, la prévoyance et la vision long terme de la fourmi pour bâtir l’avenir que vous voulez peu importe ce qui se passe.

Lady Isabelle xx

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2 réponses à « Cigale ou fourmi »

  1. Avatar de
    Anonyme

    Bonjour Lady Isabelle, Je te lis souvent, mais je n’avais encore jamais commenté. Je ne me sens pas à la hauteur de l’écrivaine que tu es. Mais ce matin, ton texte m’a vraiment touchée. On pourrait dire qu’il reflète presque exactement ma vie. La seule différence, c’est que j’ai des enfants et des petits-enfants… mais heureusement, on n’est pas embarqués dans la folie de Noël.

    Merci de m’aider à me situer et à voir un peu plus clair pour la suite. À l’aube de mes 72 ans, je me dis moi aussi qu’il est temps de considérer la fourmi comme une alliée précieuse, même si je resterai toujours une gitane ou une bohémienne dans mon cœur. Je cherche, comme toi, cet équilibre entre les deux.

    Encore Merci et bonne continuation

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  2. Avatar de
    Anonyme

    merci pour ton commentaire et surtout, merci de me lire. Ce n’est pas toujours facile de changer lorsque le changement ne correspond pas à nos croyances. L’important comme le dit le texte, c’est de trouver un équilibre entre les deux et de ne pas nourrir la peur.

    mes meilleurs vœux !

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