Dans un monde saturé de flux incessants, de polarisations qui divisent, de drames induits par une élite qui souhaite qu’on détourne le regard de leurs manigances, il est dorénavant admis de ressentir un vide au fond de soi, une perte d’identité. Dans un premier temps, parce qu’il est rare qu’on s’arrête pour se questionner sur le sujet, mais aussi, parce que la plupart du temps, on la diagnostiqué et médicamenté.
L’absence de présence véritable, de regards pleins, de gestes de reconnaissance, de surcroit désintéressés, vis-à-vis de soi ou des autres, nous confronte tous à une question fondamentale : comment savoir que l’on existe, en dehors de son personnage virtuel en quête d’identité ?
Je pense que ce sentiment de vide est un signe de déshumanisation. D’ailleurs, il faut avoir vécu un certain éveil pour se rendre compte qu’on est tous aspirés par une vague de propagande, peut-être plus évidente depuis 2020, mais qui existe depuis bien plus longtemps que ça.
Nos comportements et pensées ont toujours été conditionnés pour répondre aux besoins de ceux qui nous gouvernent. C’était ainsi au temps de la Monarchie ; les plus riches étaient au dessus des lois qu’ils avaient eux-mêmes voté pour contrôler les peuples. Là, on s’en va vers un agenda différent ; le transhumanisme comme solution à un mal-être profond créé volontairement : la perte d’identité.
Savoir qu’on existe dans notre vraie nature dissous instantanément l’emprise qu’ils ont sur le monde.
Depuis que je suis toute petite, j’ai conscience de ce mal-être vécu par la plupart des êtres éveillés. Ceux qui se sont rebellés dans l’adolescence pour ne pas entrer dans cette roue sordide qu’est la société de consommation. Ceux qui ont tenter de se détruire par tous les moyens possibles ; la drogue, la boisson, le jeu, pour crier leur besoin d’exister dans une communauté qui les rejette parce qu’ils voyaient autrement. Je rend grâce à ces gens qui ont su resté solide dans leur conscience et assez forts pour survivre à ce rejet constant. Mais je dis ; faites toutefois attention car les pièges aujourd’hui ont changés de formes.
Quelques êtres évoquent encore la présence à soi par des enseignements et des pratiques qui sont de plus en plus infiltrées. Aujourd’hui, on fait de la méditation avec une appli. On calcule les nombres de pas effectués chaque jour avec une autre. Il y a des applis pour tout, de la psychologie à la manière de s’habiller en passant par le yoga, le soin aux animaux de compagnie, le décompte des calories, la conduite en société ou le dossier médical. Cela développe une forme de dépendance inouïe à la technologie, et par conséquent la perte de la plupart des repères organiques. Et qui dit perte de repères, dit également pertes cognitives ; puisque la mémoire, la créativité, l’imaginaire ou le discernement ne sont plus autant sollicités.
Il ne faut pas se surprendre qu’on prédise déjà que plus de la moitié de la population sera victime de la maladie d’Alzheimer en 2040. C’est pas si loin. On n’aura nul besoin de développer les facultés de l’esprit car nous aurons une intelligence qui fait tout à notre place. L’humain sera donc le premier à implorer l’élite pour une solution magique ; le fameux implant qui lui garantira un semblant d’existence.
Le vide de soi revêt donc une importante capitale à notre époque. C’est dans ce manque que peut naître une grande puissance tant est-il qu’on ait la volonté de se questionner. Le silence quant à lui, loin d’être une condamnation, devient un espace fertile où l’on apprend à se rencontrer soi-même. Sauriez-vous comment vivre sans être constamment stimulé ?
Savoir qu’on existe ne dépend pas du regard des autres, mais de la capacité à se reconnaître dans ses propres pas, ses propres respirations.
L’évolution commence là : dans l’acceptation que l’existence est d’abord une expérience intime, sans superficialité, une affirmation intérieure de soi à soi… qui ne demande ni validation ni applaudissements.
L’évolution finit là : dans la continuité d’un agenda qui n’est pas le nôtre, pour lequel on n’a pas l’impression d’avoir voté, mais qu’on alimente quand même comme si on était une simple batterie.
Lady Isabelle xx


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