L’existence se compare à un vaste miroir, un principe fondamental partagé par certaines sagesses spirituelles aujourd’hui mises de côté. Ce que nous percevons, ce qui nous irrite ou nous fascine chez les autres, est moins une vérité absolue sur eux qu’un puissant reflet de notre propre état intérieur. Ce bagage se compose de nos croyances profondes, de nos blessures non guéries, de nos peurs refoulées, mais aussi de nos potentiels et de nos qualités inexploitées. On peut également dire qu’il résulte du conditionnement qu’on s’auto inflige de par ce qu’on nourrit sur les réseaux sociaux. L’univers, à travers nos relations et les événements qui nous touchent, nous renvoie inlassablement l’écho de ce qui est présent au niveau inconscient de notre psyché. Ainsi, la réalité extérieure agit comme un feedback constant. Chacun ayant sa propre interprétation.
Tu veux savoir ce qui se passe en toi ? Regarde à l’extérieur. Qu’est-ce que tu vois ?
Le mécanisme principal en jeu est la projection. Nous projetons hors de nous le scénario qu’il sied à l’intérieur tout en étant des spectateurs inconscients. De ce fait, nous attribuons aux autres des traits ou des jugements que nous refusons de reconnaître en nous-mêmes.
- Ah non, moi je ne suis pas comme ça !
- Jamais je n’aurais agit de cette manière !
Et pourtant oui. Une partie inconsciente de soi entretient ce genre de pensée. La réalité le prouve.
La prise de conscience de cette illusion d’optique est le premier pas vers la libération : il s’agit d’arrêter de pointer du doigt l’extérieur et de se demander avec humilité : « Qu’est-ce que cela révèle de moi ? » C’est en rapatriant ces projections que l’on commence à déchiffrer les messages de notre inconscient.
Une fois que l’on accepte l’idée que ce que l’on observe est une matière brute pour l’introspection, la perception devient un outil de développement personnel inestimable. Ce que l’on admire chez l’autre signale un potentiel que l’on porte et que l’on n’a pas encore osé actualiser. Ce qui nous dérange avec force indique une « part d’ombre » à accepter et à intégrer. Le processus de changement ne réside plus dans l’attente que le monde extérieur change ou s’ajuste à nos désirs, mais dans la transformation de notre paysage intérieur. Il faut travailler sur les croyances révélées par l’effet miroir, guérir les blessures qui attirent des situations répétitives, et cultiver l’amour de soi qui changera la fréquence de nos interactions.
En faisant de notre perception un chemin d’évolution, on active les mécanismes d’un changement profond. L’objectif n’est pas d’éradiquer les zones d’ombres, mais de les éclairer et de les intégrer en soi avec compassion. Dès lors, on cesse de se battre avec tout et rien ; et le miroir de la réalité reflète naturellement plus de paix.
Lady Isabelle xx


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