De plus en plus d’êtres éveillés choisissent de se retirer des réseaux sociaux, non par rejet du monde, mais par l’appel à un alignement intérieur nécessaire. Ils sentent que le fast-food médiatique et la vampirisation de l’attention les éloignent de ce qu’ils sont profondément. Ce retrait n’est pas une fuite, mais une reconnaissance : un acte d’amour envers soi. Dans le silence retrouvé, ils entendent à nouveau la vibration subtile du Soi, cette instance profonde que « Carl Jung » décrivait comme le noyau organisateur de l’individuation.
Loin des algorithmes qui dictent le rythme et la valeur des échanges, ces éveillés redécouvrent le silence, l’intimité et la présence. Ils troquent les likes contre des respirations conscientes, les stories contre des révélations, les notifications contre des intuitions. Ce dépouillement numérique devient un rite de passage qui marque le moment où l’on cesse de se définir par le regard des autres pour s’ouvrir à la complétude. Jung aurait vu là une étape essentielle du processus d’individuation ; cette alchimie intérieure où l’ombre, l’ego et l’âme s’apprivoisent.
Ce mouvement n’est pas un isolement, mais une reconfiguration du lien. En se déconnectant du virtuel, ces êtres se reconnectent à une forme de reliance plus vaste : à la nature, à l’invisible, à l’autre dans sa vérité nue, son unicité. Ils deviennent des témoins silencieux d’un monde en mutation, porteurs d’une sagesse qui ne cherche pas à convaincre. Leur retrait est une offrande ; celle d’un espace vide où peut enfin naître l’essentiel.
Lady Isabelle xx


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