Souvent en marchant, il me vient des idées loufoques. Si bien que je me demande pourquoi ma pensée prend le large, et puis je trouve.
Alors je réfléchis aux scénarios possibles, et du coup, je m’arrête sur celui qui fait le plus de sens ; une attitude de « non » que je vous explique à l’instant. Oui ça a l’air stupide quand on y pense, mais j’ai déjà vécu quelque chose de similaire à maintes reprise avec les chevaux. Car, croyez-moi, ils ne sont pas tous dociles. Certains utilisent l’intimidation pour se placer en dominant, et quand ça marche, quand l’homme a peur, l’escalade des moyens pour maintenir la dominance impressionne.
Mais la force de l’intention est prodigieuse si on ne laisse aucun doute s’immiscer. Devant un cheval qui me charge au grand galop, avec la bouche ouverte et prêt à mordre, je fais un pas en avant.
Dans ma tête, une seule idée persiste.
Je lui dis mentalement et à travers ma posture, que s’il me frôle d’une quelconque manière, je fais un steak avec lui.
Je l’attend sans broncher.
Il s’arrête de façon spectaculaire à environ une longueur de cheval, se retourne et fait semblant de passer à autre chose. Dans sa tête, il se demande s’il doit me « truster » ou fuir, et je vais vers lui sans plus attendre. La tension se relâche.
C’est ridicule je sais, mais devant cet aliens, je ferais la même chose, et ça me réconforte de le savoir. Pourquoi ne pas devenir chummy-chummy avec lui ! Je repense à tout cela en me disant que tout est illusion, et que cette position de « non » est une énergie fabuleuse que l’on peut habiller chaque fois que l’émotion tente de prendre le dessus sur l’intelligence.
I. De Blackwood


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