Je pensais à voix haute en marchant tout à l’heure. Nommer mes idées ainsi, à l’instant même où elles émergent, m’aide à clarifier certains points qui, autrement, resteraient obscurs. Ma réflexion portait, entre autres, sur les limites dans lesquelles mon âme semble prisonnière de la matrice 3D. Peut-être que mes mots résonneront en vous, alors que débute ce solstice d’hiver. Ce n’est qu’un simple partage.
Prenons pour exemple le vieillissement, que je considère comme une aberration. Cela va à l’encontre de toute logique. Il est évident que le vieillissement, tel que nous le vivons, résulte d’une programmation mentale. Nous croyons à la vie et à la mort comme une ligne droite, une trajectoire avec une fin inévitable. Ces croyances, comme tant d’autres, deviennent des vérités dans cette matrice. Or, les remettre en question est une responsabilité essentielle.
La vie est cyclique : naissance, croissance, déclin, mort, transformation et renouvellement perpétuel. Tout est mouvement. Nos cellules naissent et meurent sans cesse, maintenant ainsi le flux éternel de la vie. Et qui dit « vie » dit vibration, énergie en expansion. Malgré toutes les manipulations humaines, la nature divine de l’être reste intacte. Pour moi, cela ne fait aucun doute. La maladie non plus n’existe pas, tout comme le temps — illusions au service d’agendas visant à couper la conscience de sa source.
Le principe vibratoire ne fonctionne pas selon la logique linéaire du début et de la fin. Ce modèle binaire — bien/mal, noir/blanc, n’est pas séparé. Il est l’autre versant d’un même programme. Ce que je perçois, c’est qu’une force nous empêche de vibrer pleinement dans notre essence divine.
Cette force se manifeste comme une interférence dans notre forme originelle ; celle qui est porteuse de vérité, de beauté, de santé parfaite. Rien ne peut l’altérer dans le plan de l’esprit. J’ai longtemps cru que notre enfermement était lié au mental inférieur, à l’ego — cette conscience réduite en quête d’identité. Mais aujourd’hui, je vois plus loin. L’enfermement opère au niveau astral, au niveau de l’âme déchue, c’est elle qui est altérée.
Mes quinze années de développement personnel m’ont assurément permis un éveil de conscience plus affûté, mais elles m’ont aussi maintenue dans le champ de l’âme — et par extension, dans les programmations mémorielles : vies passées, karma, réincarnation, polarité. Autant de mécanismes destinés à détourner notre regard.
Je connais ces savoirs par mes lectures, notamment sur les structures archontiques qui nous gouvernent. Mais aujourd’hui, je le sens, je le vois, je le sais intérieurement : il existe une porte, un passage hors de cette prison. Dans mon livre Passage à vide, je la nomme le chas de l’aiguille. Cette porte est la clé qui permet de transcender les illusions dans lesquelles l’âme et les plans qu’elle traverse sont enfermés.
À partir de ce point de conscience, j’observe les limitations sophistiquées qui me maintiennent — moi et notre réalité conjointe. Il faut le dire : ces limitations nous poussent à vouloir nous dépasser, mais en vérité, elles ne sont que des pièges pour nous faire tourner en rond.
En exprimant ces pensées, j’ai senti des barrières éclater dans mon esprit. J’ai vu le choix qui s’impose à nous, celui que nous faisons à chaque instant sur cette Terre.
Pour illustrer ce propos, j’évoque un rituel égyptien ancien, pratiqué par les initiés souhaitant transcender les limites du mental programmé. On leur demandait de retenir leur souffle sur une longue période, de plonger dans une ouverture remplie d’eau, descendre au plus profond, traverser un bassin d’alligators, et sans jamais remonter, atteindre enfin la porte de sortie. La plupart mouraient. Pourquoi ? Parce qu’ils doutaient d’eux-mêmes. À l’instant même où surgissait l’idée du manque de souffle, du danger, de la noyade — elle devenait réalité. Mais les rares qui réussissaient comprenaient que la vie terrestre dans l’avatar n’est qu’illusion. L’univers est esprit, et l’esprit est éternel.
Notre nature véritable est puissante, vibrante, immortelle. Nous n’avons pas à mourir pour recommencer une autre vie, dans une autre forme, soumise aux mêmes manipulations. Ces cycles ne sont qu’illusions nourries par des prédateurs énergétiques.
Aujourd’hui, je le dis, je passerai cette maudite porte. Je sortirai une bonne fois pour toutes de ce cauchemar qu’est la réincarnation. J’en fais le serment.
Lady Isabelle xx


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