La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

I. De Blackwood (Lady Isabelle)
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

Dépendance quand tu nous tiens

Comment échapper à la dépendance affective quand des milliards de personnes y sont engluées ? Tous les jours, on entend des témoignages en ce sens. Pour commencer, il faut reconnaître que peu d’entre nous ont eu une enfance véritablement heureuse. Toi et moi, nous avons tous eu des parents avec leurs propres lacunes, qui suivaient, exactement comme nous aujourd’hui, le modèle conditionné de l’amour en 3D.

Même en 2022, nous peinons à comprendre nos besoins. Nous ne savons ni les écouter ni leur accorder de crédit. Peut-être es-tu à l’écoute de ce que dit ton corps, mais j’en doute. Tu as peut-être compris que tes émotions sont un indicateur de travail intérieur, mais si tes comportements contredisent ce que tu penses et ce que tu désires, c’est signe que tout cela n’est ni aligné, ni juste pour toi, ni intelligent.
La venue d’internet nous a déconnecté du réel. On sait qu’aujourd’hui les relations amoureuses sont jetables. On ne sait plus comment les définir, encore moins les vivre, et bientôt, on ne saura même plus ce que c’est.
De plus, avec l’émergence des communautés LGBTQIA+, certains craignent de ne plus savoir qui ils sont. On invente alors des problèmes qui n’existent pas. On en fait des descriptions scientifiques qui se transforment en croyances et en maladies dans lesquelles les gens s’engouffrent et se définissent. « Moi, je suis comme ceci ou comme cela. Youpi ! » Qu’est-ce que nous aimons avoir une étiquette !
Cependant, cette chère étiquette n’améliorera pas les carences affectives dont tu es peut-être victime, car elle nous éloigne du sujet principal. Encore une fois, on met un pansement sur une blessure que l’on n’a pas le courage de regarder en face. En parallèle, ces manques que l’on qualifie souvent de « vide intérieur » deviennent pour beaucoup des maladies, physiques ou mentales, que l’on traite comment ? Avec des pilules, bien sûr. De la sorte, on anesthésie le corps, on déconnecte le système neuronal, et par conséquent, son précieux message évolutif disparaît.
La dépendance affective engendre toutes sortes d’autres dépendances : à l’alcool, au sexe, à la cigarette, au sucre, à la nourriture ou à la drogue. Pourtant, le geste demeure le même. C’est une forme d’autodestruction inconsciente, un trou sans fond d’une tristesse sans borne. Et quand on y pense, on comprend que l’origine reste la même.
Entre 0 et 6 ans, nous traversons une période cruciale où se construisent de nombreux scénarios de vie. Ces scénarios se basent sur des essais comportementaux issus des différentes soifs existentielles de l’enfant, notamment les besoins de reconnaissance, de structure ou de stimulation, ainsi que le parrainage (négatif ou positif) ou l’absence de parrainage des parents. Cet enfant continue de vivre en toi, et si tu n’as pas pris le temps de lui accorder de l’attention, de le comprendre et de mettre à jour tes programmes comportementaux, ils non seulement perdureront, mais deviendront ce que tu connais d’eux aujourd’hui : envahissants. Ils posséderont ton esprit.

Aujourd’hui, avec ce que nous connaissons de l’évolution humaine, il n’y a plus de raison de demeurer dans ces programmations appartenant à la « matrice ». L’être humain est suffisamment évolué en conscience pour développer son intelligence affective et s’éloigner, s’extirper des souffrances que génèrent ces comportements carencés.

Cependant, pour y parvenir, il faut un minimum de volonté. Cette volonté qui pousse l’être humain à vouloir changer. Non pas au moyen d’un transfert de dépendance, non. Mais en allant directement dans la souffrance afin de la comprendre, d’apprendre à l’aimer, et de l’éradiquer. C’est le chemin le moins fréquenté, mais c’est le seul qui vaille.

Lady Isabelle xx
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