Nous présupposons des choses sans jamais les remettre en question. Nous empruntons des raccourcis pour classer l’expérience, peu importe ce qu’elle est ou comment elle impacte notre vie. Nous plaçons ces informations à des endroits bien précis à l’intérieur de notre psyché, retrouvant ainsi un semblant d’équilibre structurel.
Et non seulement définissons-nous l’information en nous identifiant à elle, mais il nous faut en plus l’étiqueter, lui ajouter une série de caractéristiques pour la confondre, la comparer, l’étirer, la modeler… et valider sa place dans le dossier qu’on lui aura assigné. Ainsi, deux choses parfois totalement différentes se retrouvent inopinément réunies. Comme si tous les gens portant le même prénom partageaient automatiquement les mêmes attributs.
Quelques années plus tard, une croyance autrefois vraie devient subitement infiltrée. Elle ne tient plus la route dans notre monde intérieur, et nous en sommes choqués. Mais, en jardinier paresseux que nous sommes, nous reclassons de nouveau l’expérience à un autre endroit… tout aussi inadéquat que le premier.
Notre cerveau aime la sécurité qu’offre l’information bien rangée, même si, la plupart du temps, cela s’avère erroné. Nous aimons vivre dans l’illusion, profiter d’un moment de répit, de confort… laisser les autres penser à notre place, calculer, explorer, notamment notre inconscient, qui fait ses choix en pilote automatique, parmi ceux qui lui sont induits par le conditionnement.
Vivre en conscience paraît si compliqué.
Et pourtant, la Vie s’exprime partout, pour peu qu’on veuille bien s’y arrêter. De toutes les façons possibles, dans tous les endroits permis, en dedans comme en dehors de soi, elle est là, prête à nous révéler ce pour quoi nous cherchons aujourd’hui un sens.
Rien n’est vraiment complexe. Elle nous dit : « Il n’y a rien à apprendre, car tout est déjà là. » Et quand nous persistons à vouloir la compartimenter, elle trouve un autre chemin pour faire passer son message. Elle ne veut rien savoir de nos limites.
L’expérience de la réalité est l’ultime chose que nous, les humains, avons à transcender.
Lorsqu’on regarde avec des yeux d’Unité l’arbre qui ondule et se balance avec le vent, on remarque combien ils s’apprécient mutuellement. Lui, les pieds enracinés dans la terre, la cime dansante dans le ciel. Et le vent, invisible, subtil, coquin, bien présent… Qu’y a-t-il d’autre pour eux que d’Être, tout simplement? D’exister différemment, grâce à l’interaction qu’ils ont ensemble.
Toi, qu’est-ce qui t’anime aujourd’hui?
Moi, c’est le vent dans mes cheveux qui chatouille mes joues ? Le soleil qui se lève et réchauffe ma peau? Mes yeux qui se ferment alors que je respires l’odeur des roses ? Ou est-ce moi qui t’écris, et toi qui me lis, qui réagis à mes mots? Ton cœur qui bat plus vite, peut-être.
La vie, c’est s’accepter soi-même pour ce qui nous anime. C’est apprécier la vraie nature des choses qui nous entourent sans vouloir les altérer… Et s’émerveiller devant le sacré qui se manifeste en chacun, oui, de façon magnifique, lorsque nous sommes en relation.
Lady Isabelle xx


Laisser un commentaire